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Branche descendante du plexus cervical

APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE

La veine jugulaire externe traverse obliquement la région accompagnée en haut et en bas par un nerf du plexus cervical, de sorte qu’il est difficile de l’ouvrir sans intéresser en même temps ces filets nerveux. En haut, elle est recouverte par des vaisseaux et des ganglions lymphatiques. Cette veine n’est pas sous-cutanée ; elle est séparée de la peau non-seulement par le fascia superficialis, mais encore par le peaucier et par un feuillet aponévrotique, dédoublement du feuillet superficiel de l’aponévrose cervicale. Si on l’ouvre, il faudra faire la section transversale pour couper les fibres du peaucier transversalement, car si elles étaient coupées en long, elles fermeraient la plaie, et un thrombus se produirait.

Le sterno-cléido-mastoïdien occupe toute l’étendue du plan superficiel de cette région à laquelle on a donné son nom. Il est utile de bien connaître les rapports et la structure de ce muscle, parce qu’il est sujet à des maladies qui exigent des opérations.

Pour faire la section de ce muscle, il faut d’abord le tendre en inclinant la tête du côté opposé. Ce muscle est contenu dans une gaîne aponévrotique; il est recouvert par la peau, le fascia sous-cutané, le peaucier et le feuillet superficiel de l’aponévrose cervicale; dans cette couche se trouvent la veine jugulaire et les nerfs descendants, ascendants et transverses du plexus cervical superficiel. Il a, en dedans, des rapports avec les vaisseaux carotidiens et les nerfs du cou profonds, ainsi qu’avec la jugulaire interne et les jugulaires antérieures, quand elles existent. Les organes lui sont sousjacents vers la partie supérieure et moyenne. C’est pour éloigner ce muscle de ces organes, desquels il est séparé du reste par un feuillet aponévrotique, qu’il convient de faire tendre le muscle avant de le couper. Il faut remarquer qu’ici, dans la gaîne même du muscle, nous trouvons un ganglion lymphatique, qui, par son inflammation, produira des accidents spéciaux que peut-être on a mis jusqu’ici sur le compte du muscle lui-même, tels que l’induration, la suppuration et les abcès dans l’épaisseur de ce muscle. En outre, dans cette gaîne, il existe une artère et une veine volumineuse qui seront nécessairement coupées en même temps que le muscle. A 15 ou 20 millimètres au-dessus du sternum, le muscle sterno-cléido-mastoïdien est séparé des vaisseaux et nerfs profonds par le muscle omoplato-hyoïdien ; il n’est pas recouvert par la jugulaire externe, de sorte que c’est là le lieu d’élection pour sa section. En bas, il est séparé de vaisseaux par les muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Ceci posé, il reste indifférent de faire la section en passant le ténotome sous la peau ou sous le muscle, en pénétrant en dedans ou en dehors. Le plus souvent c’est le faisceau sternal qui est rétracté et qui doit être coupé.

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