‹ Atlas d'anatomie pathologiqueChapitre 25 sur 73 · ANÉVRYSMES DES VALVULES CARDIAQUES · texte numérisé non relu

ANÉVRYSMES DES VALVULES CARDIAQUES

voit-on les endocardites scléreuses se traduire par des souffles intenses et rudes, ayant leur siège de prédilection à rorifîce mitral, tandis que les endocardites verruqueuses , donnant rarement lieu à des lésions de canalisation, ne produisent que de légers frottements, principalement au niveau de l'orifice aortique, et que les endocardites ulcéreuses sont accompagnées de phénomènes généraux graves, qui rappellent ceux de la pyohémie. Or, comme les endocardites scléreuses sont presque toujours sous la dépendance du rhumatisme, il en résulte que les lésions rhumatismales de Tendocarde ont le plus souvent des caractères qui rendent leur diagnostic possible. Maintes fois , en effet, il m'est arrivé de reconnaître ces lésions d'après le seul examen du cœur, du moins tant que la substance musculaire de cet organe n'était que peu altérée. Un bruit de souffle rude à l'orifice mitral, accompagné d'un pouls petit, inégal, avec ou sans souffle aortique, peut être considéré comme un indice presque certain de cette affection. L'endocardite villeuse ou verruqucuse manque de signes aussi positifs, toutefois, il y a souvent lieu de la soupçonner en tenant compte des circonstances dans lesquelles elle se rencontre. L'endocardite ulcéreuse se reconnaît facilement aux accidents infectieux qu'elle provoque.

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