DÉGÉNÉRESCENCE DES ARTÈRES
Les artères, comme la plupart des organes, sont exposées à des dégénérescences multiples, notamment aux dégénérescences calcaire, amyloïde et grais* seuse. Voici quelques exemples de ces lésions :
C^Ieiflcatlon des artères Iliaques et fémorales. — L'observation GXXV a déjà fait connaître quelques-uns des caractères de cette altération. Nous donnons ici le dessin de Pi.a4.fiff.3. ^*^^^ ^^^ fémorales. Ce vaisseau, rigide, strié en travers et semé de petites granulations csdcaires à sa face interne^ est le siège d'une incrustation uniforme ; il ne peut être étalé, et sa. dureté est telle, vers sa partie inférieure, qu'il forme un tube solide, résistant, comparable à un tuyau de pipe. Les artères qui émanent des fémorales présentent le même étal que ces dernières, les tibiales sont oblitérées par un caillot en voie de dégénérescence graisseuse, les extrémités des deux pieds sont frappées de gangrène sèche. Des coagulums sanguins occupent les nids valvulaircs des veines ; le cœur est gras, l'aorte légèrement sdtérée, les autres organes sont peu modifiés.
L'effervescence h laquelle donnait lieu l'acide nitrique au contact des plaques calcaires indique suffisamment que Tincrustation, dans ce fait, était due en grande partie au carbonate de chaux. L'épaississement uniforme de la paroi artérielle, Tabsence de bosselures analogues à celles de l'endartérite sont des circonstances qui portent à admettre ici une simple pétrification de ces parois, sans inflammation préalable. Cette altération, du reste, atteint particulièrement les artères des membres et de l'encéphale, et coïncide souvent avec un état gras du cœur et le ramollissement du système osseux. La faiblesse cardiaque, la perte d'élasticité et l'altération des parois artérielles, telles sont ici les causes de l'oblitération des artères tibiales. La diminution consécutive de la pression sanguine a amené à son tour la coagulation du sang dans les veines fémorales. Dans le cerveau, l'incrustation artérieDe engendre quelquefois des ramollissements.
Dégéaéreftceaee graisseuse des Talsseanx eaplllalres de la moelle é|ilBléffe«i foyer d'apopIeaJe. — Un malade succombe à une affection de la moelle éplnière (?oyei plus loin Myélites scléreuses). Au niveau du foyer hémorrhagique, les vaisseaux capillaires sont PI at , fig. 5. altérés. De trois d'entre eux que nous figurons ici, Tun, plus volumineux, offre une infiltratira graisseuse limitée sur quelques points aux noyaux et, sur d'autres points, étendue à une partie de la circonférence de la paroi. Le vaisseau voisin est le siège d'amas de granulations graisseuses, et, au niveau de l'un de ces amas, existe un renflement de la paroi analogue à une poche anévrysmale. Le troisième vaisseau présente simplement des granulations, graisseuses disposées par petits groupes. La région supérieure de la moelle épinière, au niveau du point où se rencontrent ces capillaires, est un peu ramollie et rougeâtre, par suite d'une légère extravasation sanguine, et celle-ci, sans aucun doute, provient de la rupture des capillaires lésés. En ce même point, on trouve des traces d'une ancienne inflammation et un certain nombre de cellules nerveuses altérées. Le cerveau est sain, mais le cœur est atteint de mvocardite et le foie présente à sa surface une large cicatrice du genre de celles que détermine la syphilis.