DÉGÉNÉRESCENCE DES ARTÈRES
L'altération graisseuse des capillaires, dont il s'agit dans ce fait, ne sera pas confondue avec Tinûltration graisseuse de la gatne lymphatique telle qu'elle se rencontre dans les cas de ramollissement nécrosique de la substance nerveuse. Dans cette dernière altération, les granulations graisseuses remplissant cette gatne diffèrent de siège et sont répandues sur toute la circonférence du vaisseau. La dégénérescence graisseuse n'est pas particulière au système des vaisseaux capillaires ; les artères, les valvules cardiaques elles-mêmes sont souvent frappées par cette altération qui se traduit par des plaques jaunâtres peu étendues et non saillantes, donnant lieu à des foyers athéromateux.
!^é||éiiéresceiiee am^^loïde des artères. — Une femme de vingt-six ans, morte avec une arthrite chronique du genou, avait, de plus, un grand nombre d^organes envahis par la dégénérescence amyloîde (voyez obs. LXXXVU). Les artères de la rate étaient pour la plupart affectées. Celle que nous représentons ici (fig. 2^) a son calibre rétréci et ses parois épaissies
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par rinfdtration, dans sa tunique interne, d'une substance pâle, hyaline, très -réfringente, disposée sous forme de petites masses ou blocs plus ou moins réguliers. Les tuniques moyenne et externe sont refoulées et atrophiées. (Comparez pi. 41, flg. 2"a.) La membrane hyaline des capillaires et les cellules propres de la rate sont le siège de la môme altération.
La dégénérescence amyloîde, de même que la dégénérescence graisseuse, peut être une cause de fragilité ou même de destruction plus ou moins com^ plète, des parois des artères et des capillaires. Rapprochées de la pérîartérite et des endartérites, ces lésions vasculaires nous renseignent sur la pathogénie d'un certain nombre d'hémorrhagîes qui ont lieu au sein des viscères ou à la surface ies toiles membraneuses. Or, ces homorrhagies présentent des caractères anatomiques et lopographiques en rapport avec la nature du processus auquel elles se rattachent; par exemple, les hémorrhagies liées à la dégénérescence amyloîde ont leur siège habituel dans Tintestin, tandis que celles qui sont dues à la périartérite scléreuse occupent généralement les parties centrales du cerveau ; les premières se présentent sous forme de plaques disséminées, les secondes sous forme de foyers plus ou moins étendus. Ainsi les caractères ana- ILomiques peuvent encore ici permettre de remonter à la pathogénie et même ^la cause de l'altération.
Le larynx, la trachée, les bronches et les poumons concourent à former un système d'organes auquel est dévolue une grande fonction, la respiration. Ces organes n'ont pas tous la même structurai et Ainsi ils se trouvent exposés à des lésions particulières qui demandent une deacription séparée.