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UTÉRUS

Tapissé extérieurement par le feuillet péritonéal qui se réfléchit au niveau de son col, l'utérus est formé d'une tunique musculaire et d'une tunique muqueuse. La tunique musculaire, d'un rouge pftle, se compose de faisceaux de fibres lisses entrecroisées en différents sens, de façon toutefois à former plusieurs couches. Connues sous le nom de fibres cellules, les fibres musculaires de l'utérus sont fusiformes, courtes (de 0 "'",05 à 0"",09), munies d'un noyau ovalaire, et unies entre elles par une grande quantité de tissu conjonctif embryonnaire qui en rend l'isolement difficile. La muqueuse utérine est une membrane blanche ou rouge&tre, dont la couche fondamentale dermique est formée d'un tissu conjonctif embryonnaire mêlé de noyaux et de fibres cellules, tandis que répithélium se compose d'une simple couche de cellules vibratiles. Dans le corps de l'utérus, elle est mince, friable, rougeâtre, dépourvue de papilles, et renferme une multitude de petites glandules qui ont la plus grande analogie avec les glandes de Lieberktilin. Ces glandules sont formées d'une membrane amorphe tapissée intérieurement d'un épithélium cylindrique. Plus blanche et plus épaisse dans le col de lutérus, cette muqueuse laisse voir à sa surface de nombreuses plicatures transversales et deux plis longiiu-

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dinaux (arbres de vie). Elle présente des papilles qui occupent non-seulement le sommet des plis, mais aussi le fond des sillons correspondants. Des glandes en tube existent en ces différents points, et la distension de ces glandes par un liquide dense et visqueux est la cause ordinaire de ces kystes généralement connus sous le nom d'œufs de Naboth. — Les parois du vagin se composent d'une membrane fibreuse extérieure, d'une couche moyenne de fibres musculaires lisses et d'une membrane muqueuse. D'un rouge pâle, cette dernière tunique a sa face interne pourvue d'un grand nombre de plis et de rugosités, et présente un tissu conjonctif dense et riche en fibres élastiques, des papilles coniques ou filiformes en grand nombre ; elle est tapissée par un èpithélium pavimenteux stratifié, analogue à celui de l'œsophage, lequel se continue sur le museau de tanche, et se limite à Torifice du col utérin. Ainsi, la muqueuse de la portion vaginale de l'utérus se distingue anatomiquement de la portion intra-cervicale. Quelques auteurs décrivent à tort conome appartenant à l'utérus cette portion de muqueuse qui, en réalité, fait partie de la muqueuse vaginale, et se trouve soumise aux mêmes altérations que cette dernière ; c'est elle, d'ailleurs, qui donne naissance à la plupart des épithéliomes utérins. Les vaisseaux sanguins de l'utérus et du vagin sont nombreux ; les lymphatiques prennent leur origine dans la muqueuse et vont former, sous le péritoine, des réseaux plus ou moins serrés, d'où naissent des troncs volumineux qui cheminent avec les vaisseaux sanguins, pour se jeter, soit dans les ganglions pelviens, soit avec les lymphatiques de l'ovaire dans les ganglions lombaires. Les lymphatiques du vagin aboutissent, soit aux ganglions de l'aine, soit à ceux du bassin.

De même que la plupart des organes, l'utérus subit, avec T&ge, des modifications de structure qui changent ses aptitudes morbides. Rudimentadre pendant la jeunesse, il augmente de volume à l'âge de la puberté, se tuméfie à chaque époque menstruelle, et s'accroît tellement pendant la grossesse, que sa masse devient jusqu'à vingt-quatre fois plus considérable ; enfin il s'atrophie dans la vieillesse. Chacune des parties élémentaires qui le constituent peut être le point de départ d'un désordre matériel : la muqueuse surtout est exposée aux altérations; mais comme elle est loin d'a\oir une structure partout identique, il en résulte qu'elle est quelquefois partiellement affectée, le plus souvent au niveau du col. Le tissu musculaire et le stroma conjonctif sont également susceptibles de donner naissance à des lésions diverses. Quant aux causes de ces diOérentes altérations, elles sont tantôt liées au fonctionnement de l'organe et en rapport soit avec la grossessd soit avec l'accouchement, tantôt subordonnées à des fatigues exagérées, à un traumatisme, à une maladie constitutionnelle. Chacune de ces causes, ayant un mode d'action spécial, engendre des lésions qui ont une évolution propre et qui donnent lieu à des indications pronostiques et thérapeutiques particulières.

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