Ibid
i14 LES LACS FRANÇAIS.
mêmes. Ainsi celui du lac de Genève a une surface de 7412 kilomètres carrés^ qui est 12,7 fois plus considérable que celle du lac; le bassin du lac d'Annecy, qui mesure environ 243 kilomètres carrés, est 9 fois plus grand que la nappe du lac. L'écart est encore plus important pour le lac du Bourget qui, comme nous le verrons plus loin, reçoit Jes eaux du Rhône pendant environ deux mois de l'année, de sorte qu'une partie du bassin de ce dernier fleuve contribue à son alimentation.
Bien entendu, tous les chiffres sur lesquels j'ai étayé les raisonnements qui précèdent ne sont pas d'une précision rigoureuse. Ils reposent, d'une part, sur des expériences faites, en une seule station, dans un bassin de dimensions restreintes qui n'a qu'une ressemblance fort éloignée avec les lacs que nous rencontrons dans la nature, d'autre part, sur des mesures de débit qui ne peuvent être d'une exactitude absolue. Ils nous donnent toutefois une idée approximative du rôle que joue la pluie, qui tombe sur la surface d'un lac, par rapport aux affluents et nous permettent de tirer cette conclusion importante, savoir que, pow* les lacs ayant un bassin de réception considérable par rapport à leur surfa^ce^ la quantité deau tombée sur cette surface est négligeable^ comparée à celle qui provient des affluents. L'eau de ces lacs est le produit presque exclusif de leurs divers affluents.
Mais ces conclusions ne sont pas applicables à certains lacs de montagne pour lesquels le rapport du bassin d'alimentation à la surface du lac est loin d'avoir la valeur que nous avons trouvée pour les lacs de Genève ou d'Annecy. D'ailleurs, pour beaucoup de lacs du Jura et du Plateau Central qui sont, en grande partie, alimentés par des sources dont la provenance n'est pas connue, les limites du bassin d'alimentation sont presque impossibles à déterminer et le rapport en question est très incertain.