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AFFLUENTS ET ÉMISSAIRES

En général, un lac reçoit un certain nombre d'affluents et s'écoule par un seul émissaire (lac de Genève, lac d'Annecy). Quelquefois, mais rarement, l'émissaire joue périodiquement, à certaines époques de l'année, le rôle d'affluent ; ainsi, pendant dix mois, le canal de Savières apporte au Rhône les eaux du lac du Bourget avec un débit moyen de 25 mètres cubes par seconde; mais, pendant les deux autres mois (un mois au printemps et un mois en automne), il apporte au lac les eaux du Rhône avec un débit moyen de 20 mètres cubes ^ Parfois aussi, lorsque, dans des bassins

1. Chiffre de la Commission hydrométrique suisse, cité par Forel {Létnan, t. I, p. 349). La surface du lac n'est pas comprise dans ce chiffre, non plus que celle du lac d'Annecy dans le chiffre de 243 kilomètres carrés.

2. Communication de M. Girardon, ingénieur en chef du service spécial du Rhône, à Lyon. — Un phénomène analogue se produit près de Tombouctou, où le marigot de Goundam, qui fait communiquer le Niger avec les lacs de Télé et de Faguibine, coule tantôt vers les lacs, tantôt vers le fleuve (R. Bluzet, La Région de Tombouctou, BulL S. G. P., V série, t. XVI, 1895, p. 377). Mais ici le canal de communication a, sans tenir compte de ses sinuosités, une soixantaine de kilomètres, tandis que la longueur du canal de Savières n'est que de 3 kilomètres et demi environ.

- La L&gat (Lot-et-Garonne), 7 n J'apr^s une photographie do^A.'DBi.Eu

iermés, l'émissaire s'engouffre après ud faible parcours, cet émissaire se transforme en affluent à la suite de grandes pluies. Tel est te cas au lac de Narlay (Jura), dont l'écoulement se fait par trois émissaires qui disparaissent dans un entonnoir commun après un parcours delSOmèlres (voir PI. X); il arrive parfois que les eaux de cet entonnoir refluent et viennent s'écouler dans le lac'. Ce phénomène se produit également aux entonnoirs du lac de Joux, dans le Jura suisse, et à ceux du lac de Zirknitz', dans le Karst.

Certains lacs paraissent n'avoir ni affluents ni émissaires déterminés et résulter simple me nt'de l'apparition au jour d'une nappe d'eau souterraine, par suite de la rupture de la couche imperméable qui recouvre celte dernière. Tel est, semble-t il, le cas de beaucoup de lagunes - du plateau des Landes,'celle

delà Laguë(fig. 4i) en particulier, et, en Provence, des lacsduGrand-Lautien^(flg.i2) et du Petil-Lautien, près de la Koquebrussanne, et des lacs de Gavoti et Kedon. Aucun affluent et aucun écoulement ne sont visibles pour ces lacs. De plus, leur teneur en matièresdissoutes (Oi^OOG

parlitrepourIaLaguë,0i^'',228

pour le Grand -Lautien, 08f,264 pour le Pelit-Laulien, Oî'',24 pour Gavoli) montre bien qu'ils ne sont pas alimentés exclusivement par l'eau de pluie; on trouve d'ailleurs dans le lac de la Laguë du carbonate de chaux et des chlorures

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