‹ Atlas des lacs françaisChapitre 108 sur 360 · E.-A. MiHTEL, /es Abîme;, p · texte numérisé non relu

E.-A. MiHTEL, /es Abîme;, p

3. La carte iniiique bien un affluent pour le lac du Grand-Laulien; mais cet affluent, très peu important, ne parait fonctionner qu'en temps de pluie; le 13 novembre 189G,je l'ai vu à sec.

— Grand-Lauticn, près laRoquebrussanncjVar), 13 n (D'iLprfrï itDe pbotographjo do A. DELBBecQCK-]

(probablement alcalins), alors que les sables voisins ne renferment aucui^ ^^e ces deux corps, ce qui démontre bien Torigine souterraine de l'alimentation .

Tel parait être aussi le cas du lac intermittent de SoingsS dans la Sologne, qui, lui aussi, reçoit exclusivement des eaux souterraines, et de celui de la Roture, dans le val d'Orléans.

A. — Affluents.

Les affluents peuvent être de deux espèces différentes : ou bien, coulant sur le sol à Tair libre, ils aboutissent à la surface du lac; ou bien, au contraire, sortant des régions souterraines, ils viennent alimenter les eaux profondes. Dans le premier cas, nous dirons qu'ils sont superficiels et, dans le second, qu'ils sont souslacustres.

a. — AFFLUENTS SUPERFICIELS

Pour les grands lacs, les affluents superficiels paraissent jouer un rôle beaucoup plus important que les affluents sous-lacustres, mais leurs apports respectifs sont extrêmement variables. Parfois l'un deux a un débit qui l'emporte de beaucoup sur celui de tous les autres. Ainsi le Rhône contribue dans une proportion de 72 p. 100 environ à l'alimentation du lac de Genève *; la Dranse, qui vient immédiatement après, n'apporte que 7 à 8 p. 100. Pour le lac d'Annecy, le coefficient de l'Eau- Morte est à peu près de 40 p. 100 ; celui du Laudon, le second en importance, n'est que de 15 p. 100. La même remarque peut être faite pour d'autres lacs beaucoup plus petits ; ainsi le lac de Longemer, dans les Vosges, est presque exclusivement alimenté par la Vologne, et le Doubs est de beaucoup l'affluent le plus considérable des lacs jurassiens de Saint-Point et de Chaillexon. D'autres lacs, au contraire, ont un certain nombre de petits affluents à peu près d'égale impoï tance, comme, par exemple, le lac de Gérardmer. Enfin beaucoup de lacs ne sont alimentés que par des sources, qui jaillissent à peu de distance du rivage ; ce cas est très fréquent dans le Jura et le Plateau Central.

b. — AFFLUENTS SOUS- LACUSTRES

Un certain nombre de lacs n'ont absolumentaucunaffluentsuperficiel;telestlecas du lac du Bouchet (Haute-Loire), du lac Ferrand^ (Ardèche), des lacs d'Estivadoux, des Bordes, de Laspialade, de Lacoste* (Puy-de-Dôme). Il est possible que quelques lacs de cette espèce soient exclusivement alimentés par la pluie qui tombe sur leur surface et par les eaux sauvages qui ruissellent sur les pentes de leur bassin ; mais

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