‹ Atlas des lacs françaisChapitre 139 sur 360 · YVOIRE · texte numérisé non relu

YVOIRE

12 JUILLBT 1885.

30 mètres

Degrés.

Ainsi, à 50 mètres de profondeur, les eaux de Chillon sont de 1^,9 plus chaudes que celles d'Yvoire. L'intluence du Rhône se fait sentir d'une façon manifeste.

Il est évident qu'un affluent qui n'est pas d'origine glaciaire, mais dont l'eau est plus dense que celle du lac, soit par suite de l'alluvion qu'elle charrie, soit par suite d'une richesse plus grande en matières dissoutes, produira un effet analogue. C'est peut-être à cette cause qu'est due la légère augmentation de la température que M. Richter a constatée au fond du Wôrthersee*, où l'eau serait de quelques dixièmes de degré plus chaude que celle des couches immédiatement supérieures ^

i. Léman, t. II, p. 353.

2. E. Richter, Die Temperaturverhàltnisse der Alpenseen, p. 196.

3. D'après ce savant, le phénomène serait général, et la couche d*eau reposant sur le sol serait toujours légèrement plus chaude que celle qui la surmonte. M. Richter attribue cette différence à l'action de la chaleur centrale et à celle de la chaleur dégagée par la décomposition des matières organiques. J'ai, de mon côté, constaté plusieurs fois le phénomène signalé par M. Richter, notamment au lac Pavin, au lac de Nantua, au lac d'Aiguebelette et au lac d'Annecy.

Voici les températures que j'ai trouvées :

LAC D'ANNECY

3 JANVIBR 1891.

Métrés.

52 (fond).

59 (fond).

Degrés.

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