Agenda du chimiste, 1895, p
5. ZiRKEL, Lehrbuch der Pétrographie, t. I, p. 171. — Sorby, Quart. Joum. Geol. Soc, 1858, p. 472.
(0»^66o de sulfate de chaux, 0*^^027 de sulfate de magnésie). Ce sel provient ou bien de sources sulfatées magnésiennes, ou bien d'une double décomposition du sulfate de chaux par \b carbonate de magnésie des cargneules et des calcaires dolomitiques'.
Alcalis.
Les alcalis se trouvent dans les eaux de certains lacs à Tétat de chlorures, lorsqu'il existe des roches salifères dans le bassin de ces lacs, ou lorsque, dans le voisinage de la mer, les vents apportent des parcelles de sel marin ^ Mais on les rencontre aussi, comme nous l'avons vu, dans l'eau des lacs situés au milieu de terrains composés de roches silicatées. Ils proviennent alors de la trituration des débris de roches feldspathiques entraînés par les affluents. Les célèbres expériences de M. Daubrée ont mis ce phénomène en évidence de la manière la plus remarquable ^ .
Dans ce dernier cas, les alcalis existent en général à l'état de carbonates; en effet, après avoir été mis en liberté lors de la décomposition des roches feldspathiques, ils se combinent nécessairement avec l'acide carbonique de l'atmosphère. Le résidu sec de l'eau d'un lac riche en alcalis fait presque toujours effervescence avec les acides, bien que souvent le bassin du lac ne renferme pas de carbonates. Toutefois il peut se faire que les carbonates ainsi formés soient décomposés par les acides organiques que certaines eaux paraissent contenir en abondance. Ainsi l'eau du lac de Gérardmer, dont la couleur jaune accuse une forte proportion de matière organique, a un résidu sec qui, traité par l'acide chlorhydrique, ne donne aucune trace d'effervescence.
Oxyde de fer et alumine.
L'oxyde de fer et l'alumine, qui n'existent d'ailleurs qu'en quantité extrêmement petite, proviennent de la dissolution de ces deux corps qui se trouvent dans toutes les roches. Nous avons vu* que les vases en renferment une quantité assez considérable.
Chlorures.
Le chlore paraît se trouver dans toules les eaux lacustres. Sa présence s'explique facilement par la diffusion extraordinaire des chlorures dans les roches de toutes les catégories^; on sait d'ailleurs que le chlorure de sodium existe à l'état
1. Daubrée, les Eaux souterraines à V époque actuelle, H, p. 99.
2. Voir plus loin, à propos de l'origine des chlorures dans les eaux lacustres.
3. Daubrée, Études synthétiques de géologie expérimentale, p. 268.