Pages 87 et seq
5. Daubrée, les Eaux souterraines à l'époque actuelle, II, p. 100.
de dissolution dans les inclusions liquides de certains c^istaux^ On ne rencontre toutefois, dans les eaux de la plupart de nos lacs, guère plus de 1 à 2 milligrammes de chlore par litre. Mais, comme il était facile de le prévoir, on le trouve en abondance dans les lacs dont le bassin renferme des gisements de sel gemme ou des roches salifères (lac de Mouriscot)^. On le trouve aussi en assez grande quantité dans les lacs du littoral landais, et notamment dans ceux d'Hourtin, de Lacanau, de Cazaux (0«^,0335 par litre) et de Parentis. Dans ces quatre derniers lacs, il ne paraît pas être apporté par les affluents qui prennent naissance sur le plateau des Landes, où l'on ne connaît pas de roches salifères. 11 ne peut résulter non plus d'infiltrations d'eau de mer, tout au moins en ce qui concerne les lacs d'Hourtin et de Lacanau; car le fond de ces deux lacs est au-dessus du niveau de T Océan. Il provient vraisemblablement d'un entraînement par les vents d ouest du chlorure de sodium dissous dans l'eau de la mer, qui est à 5 kilomètres au plus de ces lacs.
Nitrates,
Les nitrates proviennent du lavage des sols qui, par suite du phénomène connu sous le nom de nitrifîcation, contiennent toujours une quantité plus ou moins grande de ces sels. La nitrifîcation a fait, comme l'on sait, l'objet de remarquables travaux de M. Schlœsing^
La quantité d'acide nitrique contenue dans les eaux de nos lacs parait être extrêmement faible. Voici les chiffres trouvés par M. Schlœsing pour les eaux de cinq lacs, que j'ai recueillies en vue du dosage de ce corps, et stérilisées, suivant les indications de M. Schlœsing, en y ajoutant environ 1 centimètre cube de chloroforme par litre, destiné à empêcher tout phénomène de nitrifîcation pendant le transport.
Nom du lac.
DATE