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5. Page 278. On a vu d'ailleurs qu'une autre origine peut lui être assignée.
6. Carte géologique au ôq-^, feuille Annecy. Voir aussi pi. III.
- Lac d'Aonec} (Grand Lai;], vu d'Anneoy. A rfroite, ou premier plan, la pointe de la Puyat, e
Inquelle se trouve la source du Boubioz. A ftauohe la montagne de la Tournette. (D'aprbs une photographio de M. Pittier.}
Krci. m. — l.a.î d'Anneoy il'elit Lai:.) (l>'aprts uQo pliolOKmpli'o île M. Pittikh.)
carrière près de Bredannaz, à 30 mètres au-dessus du Petit Lac; encore la partie exploitée de cette carrière est-elle beaucoup trop peu importante pour qu'on puisse
affirmer cette analogie.
Comme ses voisins de Genève et du Bourget, le lac d'Annecy se trouve à la limite des Alpes et du Jura, et fait partie de la ceinture de lacs qui entoure le massif alpin ou de ce que les Suisses et les Allemands appellent les « Kandseen ». Si donc ce lac est dans la roche en place, ce qui, nous l'avons vu*, n'est pas absolument démontré, il est assez naturel d'expliquer son origine par un mouvement d'affaissement, mouvement qui serait probablement contemporain de ceux qui ont donné naissance aux lacs de Genève et du Bourget. Mais, pas plus que pour ces derniers, on n'a pu, jusqu'à présent, trouver des preuves de cet affaissement.
M. Duparc' a expliqué la formation du lac d'Annecy par un mouvement de décrochement horizontal, et je me suis, moi aussi, rangé pendant quelque temps à cette hypothèse en apparence assez séduisante. En effet, d'après Maillard ^, le lac se trouverait dans l'axe d'une ligne de dislocation horizontale des deux côtés de laquelle les accidents orotectoniques auraient subi un dérangement; les tronçons de chaînes situés à l'est de cette ligne auraient été refoulés vers le nord. Mais, d'une part, il semble bien difficile d'admettre qu'un pareil mouvement ait pu donner naissance à une vallée de la largeur de celle du lac d'Annecy ; tout au plus a-t-il été Toccasion d'une cassure étroite, et, pour expliquer la transformation de celle-ci en un lac, il faut faire appel & des phénomènes d'un autre ordre; d'autre part, l'existence du décrochement que Maillard' a cru observer est à présent contestée et, d'après M. Lugeon^, les plis se correspondraient régulièrement d'une rive à l'autre du lac.
e. — APPLICATION DE LA THÉORIE DE l'aFPAISSEMENT A DAUTRES LACS FRANÇAIS
Nous venons de voir que l'hypothèse d'un affaissement en bloc du massif alpin rendait assez bien compte de l'origine de nos trois grands lacs subalpins. Ne pourrait-on pas appliquer une hypothèse analogue à la formation d'autres lacs et en particulier des lacs de montagne? Si un massif montagneux comme les Alpes est capable de s'affaisser tout d'une pièce, n'est-il pas possible que, à l'intérieur d'un semblable massif, certaines régions subissent des effondrements individuels, en jouant les unes par rapport aux autres, effondrements qui, par la contre-pente qui se produirait dans les vallées déjà formées, donneraient naissance à des lacs? Ainsi M. Douxami^ n'est