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8. Kauffmann, Beitrûge zur geolog. Karte derSchweiz, XI, p. 351, 1872.

au lac de Paladru de plus du simple au triple. Au voisinage d'un affluent charriant des alluvions siliceuses, cette proportion augmente nécessairement. Ainsi les vases du lac de Genève sont un peu plus siliceuses dans le Haut Lac, où débouche le Rhône, qui provient en grande partie de terrains cristallins, que dans le Petit Lac, qui reçoit des affluents à bassin molassique un peu moins riche en silice. Celles du lac du Bourget sont plus siliceuses dans la région nord, où le Rhône s'écoule pendant deux mois de Tannée* (n^ 5, 44,80 p. 100 de résidu insoluble), et en face du Sierroz qui a traversé des terrains molassiques' [a^ 9, 41 p. 100), que vers Tembouchure de la Leysse, dont le bassin d'alimentation est surtout calcaire (n''' 7 et 8, 34,65 et 33,60 p. 100), et au milieu du lac (n^ 2, 28,30 p. 100). Au lac d'Annecy, le n^ 11, situé en face de l'embouchure du Laudon qui traverse des terrains molassiques, a 64,83 p. 100 de résidu insoluble, tandis que le n^ 34, séparé du cône d'alluvion de cette rivière par les crêtes d'Anfon et de Châtillon, n'en renferme que 24,14 p. 100.

Deux échantillons très voisins d'un même lac sont souvent très différents. Ainsi les n^^ 8 et 9 du lac d'Aiguebelette, pris à des profondeurs de 33", 90 et de 58 mètres et distants de 150 mètres, ont respectivement 63,95 p. 100 et 52,50 p. 100 de résidu insoluble, et pourtant ils sont très éloignés de tout affluent pouvant produire une perturbation dans la sédimentation. Le n^ 1 de Paladru est extraordinairement riche (67,15 p. 100) et le n^ 9 de Nantua (6,90 p. 100) extraordinaireinent pauvre en résidu insoluble. Peut-être ces échantillons, recueillis non loin du rivage, renfermaient-ils du sable tombé des talus ou provenant de la beine. Sur cette dernière en effet, où le triage des matériaux est très imparfait, on trouve des écarts considérables (n« 15 d'Aiguebelette 76,95 p. 100 et n^ 15 bis 31,35 p. 100).

n. — Sol primitif.

Dans deux cas différents le sol primitif est à nu : ou bien lorsque l'inclinaison de ce sol est trop forte pour que la vase puisse s'y tenir, ou bien lorsqu'une cause locale empêche la vase de se déposer.

1^' CAS ou l'inclinaison du sol est trop forte pour que

l'alluvion puisse s'y tenir

Ce cas se présente, comme nous l'avons vu^ lorsque l'inclinaison des talus dépasse 45". Même nous pouvons ajouter que, dans ce cas, le sol du lac est formé par la roche en place et non point par un talus d'éboulis, par un cône de déjection, par une moraine, ou, en général, par un terrain de transport, puisque

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