C. — Courants
Un courant horizontal d'une intensité suffisante peut très bien empêcher la vase de se déposer. Ainsi les argiles sont affouillées par un courant dont la vitesse est de 0°',15 par seconde^. On n'a pas jusqu'à présent mesuré les courants dans le fond des lacs; mais il est probable qu'ils sont quelquefois très violents. Ainsi quand, sur le lac de Genève, le vent souffle du nord-est au sud-ouest, les eaux sont chassées dans cette même direction et s'accumulent à l'extrémité du Petit Lac ; pour que l'équilibre se rétablisse, il est nécessaire qu'un courant de retour, dirigé du sud-ouest au nord-est, se forme dans les profondeurs. Un courant analogue, mais dirigé en sens inverse, se produit quand le vent souffle du sud-ouest. Or ces courants sont quelquefois assez puissants pour entraîner les filets profonds des pêcheurs à plusieurs kilomètres de distance, dans une direction opposée à celle du vent, et pour les déchirer et les tordre ^ 11 paraît donc probable qu'ils ont une vitesse suffisante
i . Pages 33 et 82.