PLANCHE XXIV
Figure 1.
Cyslicerque du corps vitré (d'après Liebreich). — L'animal est placé de façon à faire voir la vésicule et le col. La vésicule qui paraît arrondie bleuâtre est assez transparente pour permettre de voir la choroïde sous-jacente; le col et son attache sont plus opaques et parsemés de points blanchâtres, dus à des concrétions calcaires. Cette partie est la plus résistante et par conséquent celle qui doit être saisie de préférence lorsqu'on tente l'extraction. Sur la tête de l'animal on distingue deux suçoirs et l'ouverture buccale. Les petites taches grises disséminées sur la vésicule et à son pourtour représentent les opacités partielles du corps vitré que l'on a indiquées comme le signe pathognomonique de la présence du cyslicerque, et qui sont le résultat des succions opérées par l'animal,
Fig. 2.
Coloboma de la choroïde{d'après Liebreich).— Se traduit par une tache blanche ovale, dont le bord supérieur est dirigé vers le nerf optique et dont la partie inférieure s'étend vers les procès ciliaires. Sur toute l'étendue de la déhiscence, la sclérotique est fortement repoussce / en arrière et le bord de l'ectasie est en grande partie couvert par un limbe foncé de tissu
choroïdien. Dans le champ de l'ectasie on remarque uneligiie courbe bleuâtre qui représente le bord d'une ectasle plus profonde, au niveau de laquelle la plupart des vaisseaux se recourbent ou paraissent brusquement interrompus. La papille est ovale, et son grand diamètre horizontal se distingue par une coloration gris rougeàtre. Les vaisseaux rétiniens présentent aussi, en raison de la double ectasie, une direction caractéristique.
Fig. 3.
Cysticerque sous-rétinien (d'après Liebreich). — L'animal qui se révèle par sa vésicule siège encore sous la rétine, comme le démontre le passage des vaisseaux rétiniens en avant de lui.
Fig. 4.
Pigmentation du nerf optique (d'après Liebreich). — Le fond de l'œil est très-fortement pigmenté ; la papille paraît rougeàtre, et les vaisseaux à leur point d'émergence sont entourés de masses noires épaisses qui couvrent environ le tiers de la surface de la papille. — (Mil myope possédant encore une acuité visuelle satisfaisante.
Coloboma de la gaînc du nerf optique (d'après Liebreich). — La papille est remplacée par une tache claire presque ronde, de la couleur habituelle du nerf optique. De cette surface émergent de nombreux vaisseaux. Leur disposition au niveau du limbe de la papille indique que la surface papillaire n'est pas sur le même plan que le reste du fond de l'œil.
Fig. 6.
Œil sain de vieillard — sujet de 70 ans. Remarquable par l'aspect de la papille. Celle-ci présente une excavation physiologique étroite et profonde, qui est de couleur jaune. La couche des fibres a des reflets bleuâtres semblables à ceux que l'on rencontre fréquemment dans l'atrophie papillaire régressive : le limbe sclérotical est large, un peu déchiqueté; les vaisseaux décrivent des crochets très-marqués au niveau de l'excavation ; la bifurcation supérieure de la veine présente sur la papille une ampliation ampullaire animée de battements très-marquée. Cette dernière disposition n'a pas été rendue par le dessin. Un certain nombre de vaisseaux paraissent naître au pourtour de la papille. L'examen le plus attentif ne permet de reconnaître aucun signe de glaucome. L'œil armé d'un verre -f- 17 lit facilementle n» 2 de l'échelle; la vision périphérique est intacte.
J]^ Maurice Perrin
OPHTIIALMOSCOPIE
PL.zxrv
Reqamey delm , Becq;uet cliramolilh
CYSTICERpUES DU CORPS VITRE ANOMALIES
G. Masfson Editeur Pàris
Figure 1.
Large déchirure de la choroïde, occasionnée par une contusion violente du globe. Dépôts pigmentaires en masses noires et en grains disséminés au voisinage de la lésion. Celle-ci s'est étendue jusqu'à la rétine : on peut en juger par la disposition de quelques vaisseaux de cette membrane. L'un d'eux, le plus rapproché de la branche intérieure de ia veine {image renversée), tout en conservant sa direction normale, devient filiforme à partir du niveau de la rupture jusqu'à la papille. L'autre disparaît brusquement au même point en formant une sorte de crochet, et il n'est plus représenté jusqu'à la papille que par de minces filets vasculaires.
Fig. 2.
Rétinite leucémique chez un homme de 41 ans, atteint d'un lymphadénome de la facn, qui avait débuté sur l'arcade sourcilière.
Papille normale. Rétine légèrement infiltrée dans la région péri-papillaire. On y remarque plusieurs suffusions sanguines assez étendues, d'une teinte rouge clair et striées sur leurs bords ; quelques foyers hémorrhagiques de moindre importance se voient sur d'autres points de la rétine.
La vision ne présente d'autre trouble qu'un scotome central. {Observation consignée dans les bulletins de la Société dp. chirurgie de Paris, 1877.)
Fig. 3.
Staphylome postérieur (M=6D). Choroïdite exsudative, névro-rétinite ascendante ou rétro-bubaire. Sujet de 22 ans, entré à l'hôpital pour faire constater sa myopie. Après un mois de séjour, et sans raison de santé appréciable, il se déclara dans l'œil gauche une rétino-choroïdite exsudative caractérisée par une masse jaunâtre entourée d'une bordure pigmentaire, siégeant au-dessus de la région maculaire. Quelques jours plus tard, la papille était voilée par une infiltration grisâtre qui cachait le point d'émergence des vaisseaux et les contours du disque optique.
Les vaisseaux sont pâles et couverts dans une certaine étendue de leur parcours sur la réline. Un mois plus tard, le fond de l'œil avait l'aspect représenté par la figure.
Le malade compte difficilement les doigts à 30 centimètres de distance.
Fig. 4.
Rétinite hémorrhagique chez un syphilitique (3° récidive). — Les deux épanchements inférieurs, plus clairs que le troisième, ont la forme striée des suffusions sanguines rétiniennes cachectiques, opérées sans doute par diapédèse. Une quinzaine de jours suffisaient pour les faire disparaître; mais après un certain temps, il s'en produisait d'autres au môme endroit ou dans le voisinage. Il y eut ainsi trois poussées pendant les six mois de séjour du malade à l'hôpital. La troisième, au contraire, avait les caractères d'un épanchemcni par rupture vasculaire : la quantité de sang épanché donnait à l'altération la couleur
foncée d'un caillot. Aucune modiricaiion ni dans la couleur, ni dans l'étendue de la tache ne se produisit pendant tout lo temps do l'observation.
Fig. 5.
Altération du tissu de la macula. Astigmatisme. — On observe dans la région maculaire une tache bien arrondie, limitée par un bord clair et une mince auréole pigmentée. Cette tache a une étendue d'un tiers de la papille environ; elle a une couleur rouge brun foncé. On voit sur sa surface quatre points blancs disposés assez régulièrement et qui réfléchissent vivement la lumière. La papille paraît un peu anémiée, mais on n'y trouve aucun des signes de la névrite ou de l'atrophie.
Perte absolue do la vision. Accident survenu rapidement à la suite d'un coup de feu à la tempe.
Fig. 6.
Atrophie grise de la papille avec largo exsudation centrale, chez un homme atteint de tumeur cérébrale syphilitique (Service de M. Mauriac).
Maurice Perrin.
OPHTHALMO SCOPIE pj^j^y
Leuba lith.
Becquet cHromoIith