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ANOMALIES DE POSITION ET DE DIRECTION DE L’UTÉRUS

rus appuie contre la symphyse (1), le col étant dirigé en arrière; mais une antéflexion irréductible, et alors réellement pathologique, ne peut persister qu’en cas d'adhérences qui fixent l’utérus dans une position anormale.

Dans la seconde moitié de la grossesse, le fond de l’utérus s’élève au-dessus de la symphyse pubienne en formant avec la paroi antérieure du bassin, soit un angle obtus : 1er degré de l’abdomen pendulum (fig. 128); soit un angle droit, en sorte que l’ombilic se trouve au niveau de la partie la plus proéminente de l’abdomen : 2e degré de l’abdomen pendulum (ventre en obusier) (fig. 1 27) ; soitenfiu un angle aigu, de sorte que le fond de l’utérus descend au même niveau que la portion vaginale du col ou descend même plus bas : 3e degré de l’abdomen pendulum (fig. 129 et 99) et dans ce dernier cas le ventre repose jusque sur les cuisses, que là femme soit assise ou quelle soit debout.

Quand les adhérences inflammatoires de l’utérus sont restées solides, parce qu’elles n’ont pas subi le ramollissement qui accompagne la grossesse, — ce qui est le cas, „en particulier, pour les adhérences consécutives aux vaginofixations de l’utérus pratiquées trop haut sur la paroi antérieure de l’organe, — il peut arriverque l’œuf se développe en entier aux dépens de la partie postérieure de l’utérus, dont la paroi antérieure est pour ainsi dire inextensible. Il en résulte que si l’accouchement ne se fait pas avant terme, la paroi postérieure de l’utérus se dilate outre mesure, cequi peut occasionner des accidents ; le tableau de la maladie est alors en somme celui de la rétroversion partielle de l’utérus gravide. Cette disposition peut aussi se produire, même sans adhérences anormales,dans la rétroversion de l’utérus antéfléchi, lorsque la tète se loge et se développe, à la fin delà grossesse, dans la partie postérieure du segment inférieur de l’utérus; le col est alors appliqué étroitement contre la symphyse.

Symptômes. — Après les hystéropexies, on a observé des avortements répétés. Les adhérences anormales peuvent aussi produire des torsions de l’utérus sur lui-même allant

(1) Il est à remarquer que dans les deux premiers mois de la grossesse le corps de l’utérus est normalement abaissé par suite de son poids (fig. 19 et 33) et qu’il forme ainsi avec le coi un angle obtus. Ce phénomène se reproduit une seconde fois à la fin de la grossesse, quand la tête s’engage profondément dans le bassin (Yoy . fl,, conclusion) .

dilatation sacciforme

jusqu’à 90° et des latéro-flexions avec secondaire.

Les vomissements incoercibles constiluent encore un autre symptôme des degrés très prononcés d’antéflexion de l’utérus gravide, qu’il y ait ou non enclavement de l’utérus derrière la symphyse, ou contractions utérines partielles; la fréquence des vomissements incoercibles dans ces circonstances avait été signalée autrefois à plusieurs reprises par les auteurs, mais elle avait été niée ensuite.

J’ai eu plusieurs fois l’occasion défaire cette constatation; mais il s’agissait toujours de femmes anémiques, hystéroneurasthéniques, chez lesquelles, avant la grossesse, j’avais déjà reconnu une anléflexion utérine congénitale, c’est-àdire avec corps utérin peu développé qui s’implantait à angle aigu sur un col long, étroit et situé dans la direction de l’axe du vagin. Ces femmes étaient du reste généralement atteintes de dysménorrhée.

D. Hernies de l’utérus gravide. — La hernie de l’utérus gravide ou bystérocèle est un déplacement utérin très particulier et tout à fait exceptionnel ; on peut le confondre assez facilement avec la grossesse ectopique. L'utérus gravide peut se loger dans des sacs de hernies inguinales, crurales ou abdominales.

Dans les hernies inguinales de l’utérus gravide, on n’a pas encore observé d’interruption du cours de la grossesse; mais on n’a pas vu se produire non plus ni la réduction spontanée, ni l’accouchement naturel.

La tête du fœtus est ordinairement dirigée du côté de l’orifice herniaire, nouvelle preuve de ce fait que c’est bien la configuration de l’utérus qui détermine la position de l’enfant (fig. 104).

L’utérus peut être étranglé secondairement par le collet du sac. Dans plusieurs observations, on a reconnu que les hernies de l’utérus étaient d’origine congénitale, il s’agissait alors ordinairement d’utérus mal formés, soit bicornes, soit unicornes. Très rarement, on a trouvé la trompe gravide dans les hernies inguinales (cas de Jordan, de Heidelberg).

Le diagnostic est basé sur ce fait que le col de l'utérus se continue avec la tumeur herniaire. La perception de parties fœtales dans le sac herniaire démontre qu’il s’agit d’une grossesse. Traitement : Réduction. Si elle échoue, avortement

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