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OVULATION ET MENSTRUATION

Quand le follicule s’est vidé, les cellules de sa surface interne prolifèrent, puis subissent la dégénérescence graisseuse; d’autres cellules rondes en grand nombre envahissent la cavité du follicule, et il en résulte la formation d’une massé jaunâtre, le corps jaune vrai, corpus luteum verum [ou corps jaune de la grossesse, par opposition au corps jaune faux ou corps jaune de la menstruation], La paroi du follicule se plisse; il se dépose des cristaux d’hématoïdine ; la prolifération du tissu conjonctif conduit à la formation d’une cicatrice fibreuse ou blanche, le corpus fibrosum sine candidans.

Note additionnelle.

[Voici comment Cornil décrit l’histologie des corps jaunes de la femme.

Le follicule de de Graaf après sa rupture revient peu à peu surluimême, pendant que l’ouverture qui lui adonné passage se cicatrise. Il est alors rempli de sang. Les nombreuses couches de l’épithélium folliculaire sont restées en place, sauf le disque proligère qui a accompagné l’ovule dans sa migration. Les cellules épithéliales du follicule se tuméfient, leur noyau devient sphérique. En même temps de lalhèque interne (couche interne de l’enveloppe du follicule outhèque) s’élèvent des bourgeons conjonctifs qui entrent dans la couche épithéliale épaissie, la traversent bientôtcomplètement et la divisent en lobules formés de grandes cellules épithéliales. Des vaisseaux de nouvelle formation sont entraînés dans ces cloisons et dans la couche épithéliale ; ils s’anastomosent entre eux et se terminent en anse du côté de la cavité du follicule. La portion centrale de celui-ci, occupée par du sang coagulé, est entourée partout d’une couche jaune, gaufrée à sa périphérie par suite de sa pénétration par les vaisseaux et le tissh conjonctif de la thèque interne. Cette couche jaune, épaisse de 1/2 millimètre, est spéciale au corps jaune, auquel elle donne son nom : elle doit son aspect macroscopique aux caractères nouveaux que revêtent les cellules épithéliales de la granuleuse qui, très augmentées de volume, comme il a déjà été dit, se chargent de graisse et d’une matière colorante jaune, la lutéine. Ces cellules, cellules du corps jaune ou cellules lutèiques, sont au début encore parfaitement vivantes. Des vaisseaux capillaires, non accompagnés de tissu conjonctif, pénètrent dans les îlots qu’elles forment, de sorte que les cellules endothéliales de ces capillaires sont en contact immédiat avec les grandes cellules d’épithélium,et font corps avec elles, ce qui ne se rencontre en aucun autre tissu physiologique.

Les cellules conjonctives' de la thèque interne, lorsqu’elles arrivent à la limite de la substance jaune, se réunissent pour former un plan continu qui recouvre cette substance jaune et la sépare du caillot qui remplit la cavité de l’ancien follicule. Dans cecaillot on rencontre

bientôt de grandes cellules conjonctives fusiformes ou étoilées anastomosées entre elles ; elles se continuent avec les cellules travées envoyées par la theca interna, d’où par conséquent elles ti^H rent leur provenance par division directe. Le sang épanché dans la®| cavité folliculaire présente donc une ébauche d’organisation cellu-; laire analogue à celle que l’on retrouve, par exemple, dans le caillot des phlébites.

A mesure que le corps jaune vieillit, les granulations graisseuses de ses cellules propres sont résorbées par les cellules de la tht-qué interne et de la thèque externe du follicule de de Graaf, elles-mêmes" en voie de régression progressive. En même temps, la partie cruorij I que centrale du corps jaune se trouve remplacée par un tissu con-1 H jonclif à fibrilles minces et à cellules plasmatiques qui englobent des! H restes de globules sanguins et des amas de pigment jaune ou rouge-: H

La régression et l’atrophie du corps jaune se poursuivant, il se pré^J sente sous la forme d’une 'cicàtrice limitée par une membrane fes-jfl tonnée et plissée, qui est devenue blanche et translucide et dont contenu est incolore. A ce stade, l'apparence lobulée du corps jaune ■ est conservée; mais sa partie centrale et sa couche propre ne se 8 laissent plus colorer par les réactifs ; on n’y trouve plus de vaisseauj^H capillaires. Les cellules sont donc mortifiées et on n’y peut plus.fl déceler la présence de noyaux, mais on en reconnaît encore vague-^| ment les limites. Il ne s’agit donc pas dans les corps jaunes ancien^H de cicatrices vivantes, mais de la mortification totale d'un organisme^B privé de vie, ayant conservé sa forme et celle de ses parties constijifl tuantes au milieu du stroma ovarien.

Les corps jaunes paraissent avoir pour fonction de con-fl server à la circulation de l’ovaire les caractères qu’elle pré- B sentait auparavant, et de maintenir dans cet organe le B même degré de tension.

Dans certains cas pathologiques, il peut exister aussi une fl menstruation tubaire.

De la conception et delà migration de l’ovule fécondé. 13 à travers la trompe. — L’ovule, après avoir été projeté* dans la cavité abdominale, est dirigé vers le pavillon de la 9 trompe par les mouvements des cils vibratiles de la frange B ovarique et par le courant du liquide qui, normalement, fl recouvre d’une couche très mince la surface de la séreuse.fl Ce dernier courant est le résultat d’une sorte d’aspiration > venant de l’ampoule tubaire et dont voici l’explication : a La muqueuse de la trompe est dépourvue de glandes; 9 elle est constituée par un chorion riche en cellules rondes, ® et dont la trame conjonctive forme des plis longitudinaux *

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