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PÉRITONITE GANGRÉNEUSE

et qu’elle conserve ordinairement toule sa lucidité d’espril. La mort survient presque toujours de 12 heures à 2 jours après le début de la maladie.

6. Péritonite gangréneuse. Infection putride. — Si une partie de la paroi utérine s’est mortifîéeàlasuited’unecompression prolongée, si l’œuf et le fœtus étaient putréfiés, si un abcès gangréneux s’est ouvert dans le ventre, ou s’il se produit une perforation de l’intestin, la péritonite qui se déclare est caractérisée par un état brun-grisâtre de la séreuse, et par un épanchement intra-péritonéal de liquide sale et félide.

Apparition rapide du météorisme. Fièvre élevée. Somnolence. Cette forme de péritonite se déclare ordinairement après des accouchements laborieux terminés soit spontanément, soit artificiellement, mais qui se sont accompagnés de compression prolongée des voies génitales suivie de sphacèle.

Traitement de la péritonite aiguë généralisée, et des formes aiguës de la pelvipëritonite, de la lymphangite utérine et de la salpingite. — Il faut agir aussitôt que le ventre devient douloureux et qu’il se produit du météorisme. Compresses de Priessnilz, calomel (0sr,10 à 0?r,30)/ lavements. Injections vaginales et intra-utérines; cependant, on ne fera pas d’injections intra-utérines en cas de salpingite, pour ne pas s’exposer à provoquer des contractions de la trompe. Cautérisation des plaies ulcéreuses.

S'il existe des phénomènes prononcés de péritonite, tels que : épanchement abdominal, douleurs vives, vomissements, on maintiendra appliquée surleventre unevessiede glace aussi longtemps que dure la fièvre. Au début, laxatifs : séné et calomel ; donner d’abord des doses de calomel de 0»r,20 à 0gr,50, puis de 0sr,0o à 0gr,10. Contre le météorisme : fenouil, acide chlorhydrique ou sulfurique; ou même, lavement avec lb à 30 gr. d’huile térébenthinée. La diarrhée profuse sera combattue par de petites doses répétées d’extrait thébaïque.

Contre les vomissements : glace pilée, lavements d’eau salée, diète liquide ou seulement aliments liquides : soupes, lait, œufs, gelées, viande râpée, préparations de peptonè et d’hémoglobine; boissons alcooliques en abondance: cognac au jaune d’œuf, champagne, vin rouge. Runge recommande Schaeffer. — Atlas-man. d’obslétr. 28

de donner par jour 150 grammes de cognac et une demibouteille de vin rouge. L’alcool a pour effet de lutter contre l’épuisement et la faiblesse cardiaque. Toutefois, on ne donnera de l’alcool qu’aux malades habituées au vin et à la bière. On aura recours aussi aux autres excitants : camphre à l’intérieur et en injections sous-cutanées, éther. Favoriser la sécrétion urinaire par des injections sous-cutanées de sérum artificiel.

Contre les accidents pleurétiques : cataplasmes et emplâtres sinapisés ; ventouses sèches. Contre la diarrhée profuse : eau chlorée et eau distillée à parties égales, deux cuillerées à soupe toutes les heures et boissons astringentes. •

Si la péritonite est consécutive à une rupture de l’utérus ou du vagin, on extraitde suite le placentaet on draine avec de la gaze iodoformée par la plaie' utérine ou vaginale( Opium. .

Le traitement mercuriel intensif comprend l’administration du calomel et en outre des frictions avec la pommade mercurielle. La dose quotidienne de pommade est de 8gr. ; on associe l’onguent mercuriel à son poids de vaseline et on fait ainsi toutes les deux heures une friction avec 2 gr. du mélange. Les frictions sont continuées pendant une semaine environ, jusqu’à ce qu’il y ait de la salivation. Il est possible que les frictions avec les sels d’argent incorporés à une pommade rendent les mêmes services (Credé).

Dans la forme lymphangitique, on retire de bons effets d’un traitement diurétique : tisanes aromatiques et enveloppements humides, camphre et acétate d’ammoniaque associés à la morphine et à de petites doses de quinine ; bains tièdes. Surveiller attentivement le fonctionnements des reins. Ici aussi, boissons alcooliques et régime tonique. On ouvrira les abcès par le vagin ou par la paroi abdominale et on les drainera à la gaze iodoformée aussitôt qu’on percevra de la fluctuation à leur niveau. [Pour plus de détails, voir les chapitres que nous avons consacrés à ce sujet dans le Traité d’ Asepsie et d’ Antisepsie de Tarnier. Paris, 1894, p. 608 à 727 et, en outre, le Traitement de l’Infection puerpérale de Pinard etWallich, Paris, 1896].

Traitement de la septicémie et de l’infection putride. — On traite la septicémie par les diurétiques et les bains à 27 ou 30° Ç.; ces bains, de 5 minutes de durée, nécessitent une surveillance extrêmement attentive. On donnera de

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