BLÉPHAROPLASTIE
Dans toute opération de ce genre, on doit avant tout respecter le plus possible le bord palpébral et les zones voisines. La ^arsorr^i? /lie temporaire constitue le plus souvent le premier temps opératoire après libération de la paupière cicatricielle.
Les lambeaux, avec ou sans pédicule, se rétractent au minimum du tiers de leur étendue. Il y a lieu de tenir compte, dans les phénomènes de rétraction, de la rétraction prbnitive qui est le fait du lambeau transplanté et de la rétraction secondaire qui dépend du tissu sur lequel on l'a placé. Si c'est, en effet, du tissu cicatriciel, il continue à se rétracter longtemps encore appès l'opération, entraînant avec lui le lambeau qui finit par disparaître presque complètement. D'où l'extrême importance d'exciser avec soin tout tissu cicatriciel, en particulier lorsque l'on emploie les greffes de Thiersch.
On s'adresse à Vhétéroplastie, si la peau au voisinage des
(1) De Lapersonne, /*7'ftwe merf/crt/e, janvier 11)05.
Haab-Monthus. — Chirurgie oculaire. 15
élenduu à tout lu cblé droit do la face pnr jet de vapeur, les brù* lures avaient été traitùcs por la niéiliode de Kcvcnlhi avec pelitef gi'elTea. PreniiËre opération : tai-sorrapliir. Krciica <lc Thicrsch. Brûlure datant de trois ans. rétraction cicatricielle achevée ; la peai di-s paupiëi'GS nViistait presque plus. AprOs une série de i:inq opë râlions suiviu de transplantations on obtint lu résultai li^iii'i'' plan chc XXill, résultat qui s'est conservé depuis. Ce cas ne pouvait pcr mettre l'emploi des lambeaux pédicules à moins de recourir k li méthode italienne.
l'ianclie XXI 11. -
f\i:. 146. — BlépharoplasUe. Proi^édé lie DJeffcnbach.
la limile supérieure de l'iDcision. icDc que la recommanilail DicfTciibach. Il est préférable de tailler ud lambeau plus ^rand à causede la rétraction cicatricielle. Plus est étendue la portion de paupière à recouvrir, plus doit être élevée la limite supéi-ieure du lambeau. On doit, comme dans la mélhodc précédente, disséquer, avec la peau, une partie du tissu cellulaire et faire soigneusement l'hémos-
Dans i-es autoplasties à pédicule, il Faut éviter de contusionner le lambeau, en serrant Irop le pansement, ou en le changeant. On peut appliquer directement sur la plaie et nu-devanl des paupières une légère couche de i^aze iodoqui absorbe facilement les sérrétions. Le premier lansemcnt doit Atre laissé en place pendant trois ou quatre
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mandiïe, dans ces dernières années, par le P' Berger (i), et a ^té exécutée à l'Hâtel-Dieu de Paris par Panas et le P' De Lapersonne. Pour éviter des souffrances, parfois fort pénibles, il faut avoir soin d'habituer le malade à l'appareil spécial d'immobilisation qu'il devra porter pendant le traitement. L'appareil est destiné à bien fixer le bras eu-
Fig. 147. — Méthode ilalleone. *
près de l'œil du malade et à empêcher tout mouvement. Il ne Faut pas sectionner le pédicule, autant que possible avant 10 ou 15 jours (Rg. 147).
" Ce mode de b lé p haro plastic (à) sera de plus en plus
(1) liEiniBB, Congrén françait de Chirurgie, octobre 1899. (S) De LAPEnsoNNE, Bléphai'o plastic pur la miHhadii italienne iiiuiJllit^e. Jubilû de llirschberg, 1905.
l'opération de choix lorsque l'état cicatriciel des tissus ne permettra pas de prendre un lambeau pédicule dans le voisinage des paupières » (De Lapersonne).]
Avant de parler de la restauration totale des paupières^ après destruction complète de la peau et de la conjonctive, il nous faut examiner rapidement la conduite à tenir en présence des cicatrices de la face interne des paupières qui conduisent au symhlépharon,