SYMBLÉPHARON ET OPÉRATIONS PLASTIQUES SUR LA CONJONCTIVE
Le symblépharon résulte ordinairement de plaies ou de brûlures (PI. XXV et XXVI) portant à la fois sur les paupières et le bulbe ; plus rarement il fait suite au pemphigus ou au trachome. Lorsque le symblépharon est étendu, le traitement opératoire est bien difficile et donne des résultats peu satisfaisants [On disting'ue deux variétés de
Planche XXV. — Fig. 1. — Symblépharon et ankyloblépharon à la suite d'une brûlure par de la fonte en fusion.
Destruction de la plus grande partie de la conjonctive palpébrale et bulbaire. A la suite de perforation de la cornée, l'œil dut ôtro énucléé.
Fig. 2. — Brûlure récente de la partie inférieure du cul-de-sac conjonctival par fer rouge.
Planche XXVI. — Fig. 1 et 2. — Symblépharon consécutif à cet accident.
Planche XXVIÏ. — Epithélioma dont le point de départ a probablement été l'angle interne (à gauche, on note l'existence d'une petite tumeur de même nature à ce niveau). Extirpation de la petite tumeur de Tœil gauche et de la tumeur du côté droit. Le bulbe est intact en arrière de la tumeur, la paupière inférieure est entièrement détruite. Greffes de Thiersch.
Planche XXVIII. — Etat du malade un mois après.
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symhlépharon : antérieur^ lorsque les' adhérences de la conjonctive palpébrale ne s'étendent pas jusqu'aux culsde-sac ; postérieur si le cul-de-sac est intéressé.]
Lorsqu'il n'existe que de faibles adhérences, on emploie le procédé de Arlt par attraction (planche XXVI). Il existait, dans ce cas, un largue symblépharon, consécutif à une brûlure par du fer en fusion. La simple section de l'adhérence ne donne aucun résultat. Il faut recouvrir la plaie palpébrale et bulbaire avec la conjonctive. Comme le montre la figure 1 de la planche XXVI, il faut commencer par passer un fil armé de deux aiguilles à travers Tadhéronce. Après section de ce pli de la conjonctive, les deux aiguilles sont enfoncées dans le fond du cul-dc-sac conjonctival inférieur, à 3 ou 4 millimètres l'une de l'autre ; elles viennent ressortir sur la peau à la base de la paupière inférieure et les deux chefs du fil sont noués sur un petit rouleau de ouate ou de gaze stérilisée. On libère la conjonctive à l'aide de deux incisions parallèles au bord cornéen et on réunit la plaie conjonctivale par deux points de suture horizontaux.
Lorsqu'il existe des adhérences étendues des paupières avec le globe, le point capital consiste à séparer soigneusement les paupières du bulbe et à recouvrir la plaie avec la peau de la face interne du bras (mince et dépourvue de poils). Le but poursuivi est de créer une cavité susceptible de recevoir un œil artificiel, car, dans beaucoup de cescas, la vision est perdue. Les petits fragments de peau donnent encore de meilleurs résultats que les essais nombreux et pour la plupart malheureux de transplantation de muqueuse buccale, vaginale ou de conjonctive de lapin, etc.
La difficulté de cette greffe est indéniable ; la greffe cutanée, en effet, réussit d'autant mieux qu'elle repose sur une surface rigide. Aussi Hotz et May ont-ils employé : le premier une lamelle de plomb, le second une lamelle de verre pour soutenir le lambeau greffé.
SYMBLÉPHARON i-'^
îi'tloa par traumatisme ou gan^crènc), les liifKoiilt-S'^' *: î::ore plus £*-randes, attendu qu'on est oblîjr^» do rx^tA' a face cutanée et la face conjonctivale des paupioivs. La tbirurçif? du symhlépharon est souvent bien divovaiKv*.
Si Ton a à sa disposition des restes de paupiènfs, on peut, comme l'a fait Landolt, les faire concourir À Ia r^tauration palpébrale, par exemple dissiMjuer la jmupière en deux plans: cutanéo-musculaireet tai'so-conjoncival. On sectionne alors le plan cutanéo-musculairo *iui- Tant une lig-ne courbe répondant au rebord orbitairo et oolattire en bas, de façon à ce que son bord supôricur corresponde au bord inférieur du plan larso-conjonclival. On dédouble ensuite en deux plans rr- qui nvslr de la paupière inférieure et on introduit, entir; \cs deux, \r. plan en tanéo-musculaire de la paupière supéri^-urc, apr^s Tavtiir avivé. On suture soigneusement «-t ult^-rioureinent nn peu! pratiquer une nouvelle fente palp»'brale dans la nit»nibrane que Ton a ainsi constituée au-devant dr; rri'ii.
[On peut encore s'adresser d^iH'» le tm'iU'nu'ui du .s\ni blépharon à la greffe par lambeaux pédicul/n. Le la ni bran €st taillé aux dépens de la terripf: ou de la jou^i il esl ensuite insinué à travers une Lout'-.nr,l'-repfatiqii«'-<' daiiM le mIIod orbito-palpébral. Ce pro-.» «l»- h donn'- s-.ouvimiI de bons résultats (Panas, De Lap^r-.-.rirj^ .J
Pour aboutir au résultat % .'jI. :■::.> */,'iUr; tt-^ opi'-m tioDs autoplastiques, qu'eil-:-! p-.-*^'.* '•*'. 1'*, piiiipM'M"! ou sur la conjonctive, il «^r i-. . •>-. ;■'./■% -.ai/'- d** Ijuk' toute une série d'op^Tiï'.j:,- l>- ::. h. >.**»*-. f''pr/:;«nii« pi.XXVJI, XXMII et X\f\ •..-.' .- '-' r;.;.!'- d' .-. nml tiples intervention* n«=i>-*-^!.' v-