‹ Atlas-manuel de chirurgie oculaire (volume 2)Chapitre 8 sur 47 · ANESTHÉSIE LOCALE · texte numérisé non relu

ANESTHÉSIE LOCALE

cocaïne, alors qu'on en connaissait trop peu ks dangers.

[A THôtel-Dieu de Paris, on emploie la solution de cocaïne à 1 0/0 pour les injections et à 2 ou 4 0/0 pour les instillations ; il n'y a aucun intérêt à dépasser ce titre. D après le professeur Reclus (1), il serait même suffisant d'utiliser, pour les injections, une solution de chlorhydrate de cocaïne à 0,50 0/0.

Pour l'emploi de la cocaïne, on se conformera aux règ'lesque cet auteur a formulées:

l^Anesthésier couche par couche les tissus que doit traverser l'instrument tranchant ;

2® Pratiquer toujours l'aneàthésie par la cocaïne sur le malade couché, jamais debout, ni assis ;

3° Laisser le malade étendu pendant quelque temps après l'opération.

La solution de cocaïne peut être portée à l'autoclave à la température de 145o ou 120*', sans s'altérer.

On admet, à tort jôi'énéralement, que la solution de cocaïne est absolument sans effet sur les tissus enflammés. Même en ce cas, on peut obtenir d'excellents effets anesthésîques; l'analf^ésie est seulement moins profonde.]

Je pratique aussi depuis longtemps l'anesthésie à la cocaïne pour l'énucléation, dans les cas appropriés, c'est-àdire ceux dans lesquels il n'y a point d'adhérences avec la capsule de Tenon et où il n'existe pas d'inflammation vive. Je commence par faire une injection au niveau de l'insertion des 4 muscles droits et, après section des tendons, je pousse une certaine quantité de l'injection au pôle postérieur de l'œil, en me servant d'une seringue à canule recourbée. J'emploie un faible mélange de cocaïnceucaïne dont on peut injecter une assez grande quantité

M) Rf.clus, Aneslhésic localisée parla co<-aïno, 4903.

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