Point d’arrêt
OPÉRATION DE LÀ CATARACTE 6
On maintient la pupille dilatée et on attend patiemment la production d’une hypertonie ou la réplétion de la chambre antérieure par les masses.
Plus la chambre antérieure renferme de masses, plus il est facile de les extraire avec la pique (fig. 71).
On peut être amené à faire une deuxième ponction, si la première n’a pas suffi à nettoyer le champ pupillaire.
Survient-il de Vhypertonie, on fait une ponction de la cornée à la lance ou au couteau, sans y joindrel’iridectomie.
Si L’iris a tendance à s’engager dans la plaie cornéenne, on le réduit avec une spatule et on instille de résérine.
En dernier lieu, pour assurer une vision aussi parfaite que possible, on peut recourir à la discission de la capsule postérieure.
La durée totale du traitement par la discission combinée à la ponction est de 6 à 8 semaines,'elle est plus longue dans la simple discission sans ponction. Au reste, il ne s’agit pas de choisir la méthode la plus rapide, mais la plus sûre. En général, les enfants n’ont guère à compter avec le temps, et l’issue du vitré peut nous exposer à une infinité de complications (iritis, cyclite, déformations et occlusion de. la pupille, etc.).
Il est sage de ne pas opérer les deux yeux en même temps, mais l’un après l’autre pour éviter qu’une maladie accidentelle (scarlatine, diphtérie) ou une infection locale ne vienne mettre en danger les deux yeux à la fois.
Dans les cas de cataracte zonulàire, on doit d’autant plus rechercher la pureté parfaite et la bonne situation du champ pupillaire que, même avec les meilleurs résultats, l’acuité ne dépasse pas un tiers ou deux tiers, sans qu’on puisse en trouver les raisons.
On sait qu’une acuité inférieure à un tiers rend le travail bien difficile. L’extraction du cristallin rend un mauvais service à un malade ayant une acuité visuelle de un quart avant l’opération et qui n’obtient pas davantage après.
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70 OPÉRATIONS SUR LE GLOBE
Elle le prive de son accommodation et le met dans l'obligation déporter des verres à cataracte pour la vision de près.
Aussi dans les cas de cataracte zonulaire avec acuité de un quart ou de un tiers, mieux vaut ne pas opérer si l’on ne croit pas devoir compter sur un excellent résultat.
Le plus souvent l’opacification de la cataracte zonulaire et l’abaissement de là vision évoluent parallèlement sur les 2 yeux, mais il est des cas où il n’en est pas ainsi.
On fait alors porter l’opération sur l’œil le plus défectueux et on n’opère pa^ l’autre œil s’il possède une vision convenable de près ; en agissant ainsi, le patientn’est jamais très gêné, s’il vient à perdre ses lunettes, pour voir de près.
Les autres cataractes stationnaires des sujets jeunes seront traitées d’une façon analogue, ainsi que la cataracte fusiforme, les cataractes polaires antérieures et postérieures, etc.
Ces dernières formes sont rarement justiciables de l’opération. De petites opacifications au pôle antérieur ne troublent pas beaucoup la vision ; mais s’il existe une volumineuse cataracte capsulaire antérieure, on peut avoir recours soit à une iridectomie optique, soit à la discission.
Les opacifications du pôle postérieur amènent une gêne beaucoup plus considérable de la vision.
La marche de l’opacification dans ces cas est si lente que l’on ne peut attendre l’opacification totale du cristallin, il est préférable d’agir comme dans la cataracte zonulaire, à moins qu’il n’existe des complications (iritis, opacités du vitré, choroïdite, rétinite).
Extraction à grand lambeau cornéen. — Cette seconde méthode est applicable chez les sujets d’un certain âge, présentant déjà un noyau dur, et ne diffère pas dans sa technique de celle que nous allons décrire à propos de la cataracte sénile.