I. - CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Le succès d’une opération oculaire, en particulier de la cataracte ou du glaucome, n’intéresse pas seulement l’œil opéré, mais aussi l’autre œil ; toutes les opérations comportant l’ouverture du bulbe peuvent en effet exposer à l’ophtalmie sympathique. On voit quelle responsabilité peut entraîner une opération oculaire, la cécité étant aussi terrible et quelquefois pire que la mort.
L’intervention exige de l’opérateur un calme absolu, beaucoup de réflexion et d’expérience sous peine de graves mécomptes. Le concours d’un aide instruit et sdr est de la plus grande utilité. Le succès opératoire dépend aussi en partie de la conduite de l’opéré qui peut faire échouer les plans opératoires les mieux conçus.
L’opérateur ne doit pas limiter son regard au point où il porte ses instruments, il doit sui'veiller tout son champ opératoire.
Les soins consécutifs et la médication jouent un rôle important dans le résultat définitif. Sans doute on a tout avantage à traiter ses malades dans des locaux entièrement destinés à cet usage ; cependant, en surveillant avec grand soin les opérés, depuis l’opération jusqu’à leur guérison, on peut obtenir des résultats remarquables méùie dans un milieu qui paraît peu favorable.
Haab-Monthus. — Chirurgie oculaire. 1
SALLES D’OPÉKATION