RÉSECTION DU SYMPATHIQUE
Proposée par Abadie, la section du sympathique amène une diminution de la tension et est susceptible d’améliorer l'état des glaucomateux. Cette opération ne doit être tentée que dans les cas de glaucomes chroniques simples ou bien de glaucomes hémorragiques, les autres variétés de glaucome étant justiciables de l’iridectomie ou de la sclérotomie.
[Les détails de cette opération (la sympathectomie) sont empruntés à l’excellent travail du D r Herbet (1).
Technique. — 2 er Temps. Incision des téguments. — La tête étant fortement tournéé du côté opposé, on fait, le long du bord postérieur du sterno-mastoïdien, une incision de 12 centimètres qui commence immédiatement en arrière de la pointe de la mastoïde et qui descend verticalement jusqu’au bord postérieur du muscle, puis suit le bord du muscle. On a soin de ménager la branche du spinal qui se dégage du bord, postérieur du sterno-mastoïdien à 4 petits travers de doigt au-dessous du lobule de l’oreille. L’incision n’atteint pas l’artère occipitale ou la veine jugulaire externe.
2' Temps. Recherche du paquet vasculo-nerveux. —On incise le feuillet profond de là gaine que la pression forme au muscle et on libère à la sonde cannelée ou au doigt le bord postérieur du muscle que l’on soulève avec deux écarteurs de Farabeuf. On rencontre le paquet vasculonerveux dans la partie inférieure de l’incision, on l’isole et on confie à un écarteur l’artère, la veine et aussi le nerf pneumogastrique.
3 e Temps. Recherche et résection du sympathique. — Le tronc du sympathique, sous l’aspect d’un cordon blanc grisâtre, légèrement ondulé, se trouve immédiatement en
(1) IIerbet, Sympathique cervical, thèse de Paris, 1900.
OPÉRATIONS SUR LIS GLOBE
dedans des tubercules antérieurs des apophyses transverses. On suit alors le nerf pour découvrir le ganglion supérieur. On procède d’abord à l’extirpation de ce ganglion, en prenant les plus grandes précautions; on libère ensuite le cordon.]