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RÉSECTION DU NERF OPTIQUE, NÉVROTOMIE OPTICOC1LIAIRE

Pour remplacer l’énucléation qui cause une mutilation considérable, on a proposé toute une série d’opérations.

Procédé de Schweigger. — Schweigger préconisait le procédé suivant: après incision de la conjonctive et de là capsule de Tenon à 3 millimètres en arrière de l’insertion du droit interne et après libération du muscle, on place sous le muscle un 1 er crochet aplati et mousse, puis un second. Le premier crochet placé dans l’angle d’insertion tourne l’œil en dehors, l’autre soulève le muscle. On passe deux fils à travers le muscle et la conjonctive. Le muscle est ensuite sectionné au moins à 5 millimètres de son insertion et les fils sont noués. Un autre fil est également passé à travers le tendon, la conjonctive et l’extrémité antérieure du muscle. On agrandit la plaie vers le droit supérieur et le droit inférieur et on tire l’œil en avant et en dehors avec un crochet double et pointu (fig. 72). Avec .des ciseaux courbes appliqués sur le globe, on pénètre dans l’orbite, on va chercher le nerf et on le sectionne aussi près que possible du trou optique. Le double crochet permet de ramener en avant le pôle postérieur de l’œil ; on sectionne alors la portion de nerf optique adhérente au bulbe au ras de la sclérotique, l’insertion des obliques et l’on dissèque tout le pôle postérieur. L’œil est remis en place, la plaie fermée grâce aux fils placés au début de l’opération. On oblitère aussi la fente palpébrale par quelques points de suture qui suffiront à empêcher une exophtalmie très désagréable due à l’hémorragie. Après

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4 jours, ce danger est écarté et on enlève les sutures paupières.

Procédé de de Wecker. — De Wecker a simplifié la résection en excisant 5 à 6 millimètres de ce nerf. Il a fait construire un crochet pour bien saisir le nerf optique et j des ciseaux qui assurent la compression et diminuent l’hémorragie.

Cette opération peut convenir dans certains cas pour combattre des accès douloureux sur des yeux privés de vision (par exemple dans la dégénérescence glaucomateuse). Elle ne donne aucune sécurité contre l’ophtalmie sympathique puisqu’on a pu la voir éclater malgré cette intervention.

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