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PANSEMENTS

Cicatrisation. — La cicatrisation d’une plaie, après operation de cataracte ou d’iridectomie, demande un temps très variable, suivant les différents malades. D’une façon générale, chez les gens suffisamment robustes bien qu’âgés, on obtient une fermeture de la plaie Cornéenne assez solide en 8 à 10 jours. S’il s’agit de personnes faibles, plus vieilles que leur âge, le double de ce temps est à peine suffisant. La réouverture de la plaie au sixième ou huitième jour après l’opération, susceptible d’entraîner une infection suppurative rapide et lâ perte de l’œil, est un fait malheureusement bien connu. C’est pourquoi, il faut préserver l’œil au moins pendant. 8 à 10 jours de tout choc et de l’attouchement de la main du malade. C’est ce qu’on obtient également par le grillage ou par le bandeau. Les malades préfèrent le bandeau bien appliqué pour la nuit. Pour plus de sécurité, il peut être utile d’insérer sous le bandeau le grillage fenêtrédeFuchs ou la coque de Snellen en aluminium.

Pendant le jour, le grillage fenêtré de Fuchs, de Praun ou tout autre modèle, peut être porté seul.

Aussi longtemps que l’œil présente du larmoiement, on doit le recouvrir d’un peu de ouate ou de gaze pour éviter que le malade ne l’essuie ou ne le frotte.

Il y a des yeux qui supportent le bandeau plus mal que d’autres ; leurs paupières rougissent, la peau s’excorie, particulièrement au niveau de l’angle externe. Danscecas, la grille est spécialement indiquée dès le deuxième jour après l’opération.

Nous indiquerons maintenant quelques particularités relatives à l’application du pansement.

Matelassage. — Il est nécessaire de constituer un véritable matelassage, dépassant les paupières de 3 à 5 centi-

STÉRILISATION

mètres, et fait de la façon suivante. On remplit avec de la ouate les creux qui entourent le globe, surtout en dedans, du côté du nez et en haut sous le rebord stipérieur de l’orbite ; par dessus le globe, la couche de ouate doit être moins épaisse.

[Pour bien effectuer ce matelassage du globe, Panas recommandait d’interposer au moment du pansement une boulette de coton du volume d’une petite amande dans le creux situé entre l’œil et la racine du nez.]

Principes généraux des pansements. — La ouate sera assujettie au moyen d’une bande de 3 m ,50 de long sur 0 m ,05 de large. Cette bande sera en calicot ou en gaze. La gaze apprêtée doit être mouillée avant de s’en servir. En séchant, les différents tours de bande s’agglutinent entre eux et. adhèrent aux. cheveux si bien que le pansement est solide et n’a pas de tendance à se desserrer.

[L’application de gaze apprêtée humide étant désagréable au malade, on doit donner la préférence à des bandes de gaze sans apprêt ou aux bandes de crêpe Velpeau.]

Le point capital pour un pansement est de ne pas se déplacer, de ne pas glisser en exerçant ainsi une pression malheureuse sur l’œil. Rien n’est plus propre à ouvrir une plaie (cataracte, iridectomie) qu’un pansement trop serré.

C’est une faute de trop serrer le pansement des opérés.

Une pression continuelle sur la plaie détermine le malade à cligner les paupières, ce qui augmente encore le péril. Le pansement trop serré empêche les larmes de s’écouler par la fente palpébrale, ce qui provoque encore le clignement.

Les premiers pansements après opération de cataracte ou de glaucome doivent être faits par des mains expérimentées. Les débutants ont tendance à trop serrer leur pansement.

On peut faire fixer la bande par le patient lui-même qui l’applique sur la peau avec un de ses doigts, un peu en

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