FAÇON DES FACES TRITHBANTES
fig-. 92 représente cette disposition (a, entonnoir, b, empreintes, c, canal de jonction, d, évents).
Lorsque l’or s’est refroidi, et l’on peut hâter ce moment par une immersion dans l’eau froide, on retire les pièces du moule sans aucune difficulté. La fig. 93 représente alors leur aspect. Les différents jets de métal qui occupaient tant l’entonnoir (a) que les évents (h) sont sectionnés, et soigneusement limés, de façon à polir les contours (fig. 94).
Nous ne faisons pas seulement par ce procédé les faces tritu-
rantes massives dont nous avons “
un besoin immédiat, et pour les- i quelles le modèle est établi ex- 6 temporanément ; les couronnes pig. 94. — Face triturante, naturelles servent également a, vue latérale ; ô, vue par pour fournir des empreintes et la face supérieure, permettent de couler quelques
coiffes à l’avance. Celles-ci possèdent un magnifique relief et leur articulation s’établit aisément lorsqu’elle ne va pas du premier coup, en meulant les parties trop saillantes.
On soude ensuite ces faces triturantes sur la bande, de façon à terminer la Couronne. La technique sera la môme que pour les coiffes obtenues par estampage, sous cette réserve toutefois qu’il faudra se servir du chalumeau.
La durée des faces triturantes ainsi construites est presque illimitée et leur aspect est excellent surtout lorsque l’on prend pour l’empreinte des dents naturelles. Je ne saurais trop recommander cette méthode qui facilite d’ailleurs l’articulation.
[Amoëdo, croyant remarquer que les tubercules proéminents dés faces triturantes des couronnes coiffant des mo- ’ un travail excessif aux racines de ces dents, adopta depuis longtemps un mode de face triturante qui se rapproche dit-il, de ce qui se passe dans la nature, lorsque, par usure, les cuspides ont disparu: cependant pour obtenir une adhésion meilleure et un pouvoir triturant plus considérable, Ampëdo emploie non des surfaces lisses mais des faces en or quadrillé
laires font
COURONNES EN OR
comme le représentent les fig-ures 94 bis et 94 ter. Nous ne saurions admettre cette façon de faire que chez les per-
Fig. 94 ter. — Appareil à pont avec surfaces triturantes en or quadrillé (Amoëdo).
sonnes ayant naturellement une abrasion semblable des cuspides de leurs molaires.]
Faces triturantes en amalgame.
Lorsqu’on attache moins d’importance à la solidité et au fini du travail qu’à la rapidité et au bon maVché de son exécution, l’amalgame est tout indiqué pour la confection des faces triturantes. Voici dans ce cas comment on procède : La préparation de la racine et du collet est toujoui's la même que celle que nous avons précédemment décrite. Seule la pose définitive de la bague est modifiée en ce sens qu’il faut la boutroller, ou instituer quelques arêtes intérieures à la hauteur du bord libre, pour offrir un moyen de rétention à l'amalgame (fig. 95, a). La face interne de l’anneau est garnie de ciment, pour la sceller à la dentine, et la pose est suivie immédiatement par le bourrage de l’amalgame. Ce dernier se fera avec des fouloirs arrondis pour éviter de déplacer l’anneau. On emploiera de préférence un bon amalgame d’or, en y incorporant le moins possible de mercure. Malgré cette précaution, un amalgame même absolument sec laisse toujours transsuder assez de mercure pour. attaquer l’or de la bague. Aussi est-il bon, avant de faire ce plombage, de recouvrir la face interne de