COURONNES EN OR SANS SOUDURE
la gutta-percha. Ceci fait, il prend l’èmpreinte de cette excavation au moyen d’une feuille de platine et s’en sert comme d’une matrice pour fondre la porcelaine d’après la technique habituelle. Cette manière de couler la porcelaine dans l’empreinte obtenue avec une feuille de platine, au lieu d’opérer dans la cavité coronaire elle-même, constitue l’orig-inalité du procédé. La porcelaine employée est la porcelaine à haute fusion de S. S. White. Pour éviter d’avoir à réduire le bloc de porcelaine et de diminuer ainsi sa résistance, il a soin avant la fusion de disposer un crampon de platine au fond de l’empreinte et le scelle ensuite avec du ciment.
C’est encore avec du ciment que les facettes sont scellées sur la couronne lorsque cette dernière est elle-même fixée dans la bouche.
L’aspect g'énéral de ces couronnes est excellent : leurs facettes sont plus résistantes que les masques façonnés avec les dents plates et elles ont encore sur la porcelaine fondue directement sur place l’avantage de pouvoir s’employer avec n’importe quelles couronnes en or avec ou sans soudure.
A mon avis ces couronnes sont des plus pratiques poulie bridge-work, en ce sens qu’elles facilitent beaucoup les réparations. On prend alors simplement une nouvelle empreinte avec une feuille de platine ou de platine et d’or, et l’on rapporte une facette en la scellant toujours avec du ciment. Les praticiens qui savent quelle peine on éprouve parfois à réparer les bridges apprécieront ce procédé. J’ai représenté fig. 96, d, les couronnes que Machwürth a eu l’obligeance ide m’adresser.
Couronnes en or sans soudure.
La construction des couronnes en or d’une seule pièce c’est-à-dire sans soudure est malheureusement assez délicate : Voici entre tous les procédés que l’on emploie la technique que je préfère.
Une fois la racine meulée comme d’habitude, on prend une empreinte avec du plâtre, du stents, de la cire, ou de la gutta-percha. On coule un modèle soit avec du plâtre, soit avec le métal de Spence (fig. 101). Sur ce modèle on munit la racine d’une face triturante façonnée avec un peu
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de cire (Eg. 102) et on vérifie l’articulation. Ceci fait, on dispose de la cii’e autour de la couronne, formant ainsi un revêtement tronc-conique élarg-i vers la base (fig-. 103), qui rappelle dans ses contours la première ébauche obtenue d’après la technique de Parker en estampant directement et petit à petit une feuille d’or. On prend ensuite avec de la moldine l’empreinte de cette couronne de cire, sans oublier de talquer, et après avoir entouré le porteempreinte d’un anneau de cuir, on verse une quantité suf-
Fig. 10t. — Modèle de la couronne naturelle après sa préparation.
Fig. 102. — Modèle de la couronne naturelle avec face triturante ; modèle en cire.
Fig. 104. — Estampe en métal de Wood d’après le modèle fig. 103.
fisante de métal de Wood. Le moule ainsi obtenu est représenté fig. 104. Reprenant alors le modèle on enlève le revêtement de cire de façon à dégager la maquette de la dent (ffg. 102). On en prend encore une empreinte à la moldine, d’après le procédé de Melotte, pour couler un nouveau moule au moyen d’un métal fusible : ce dernier présente l’aspect de la fig. 102.
Pour la contrestampe, on se sert d’un bloc de plomb évidé (fig. lOo, d), en ayant soin de disposer un morceau