‹ Atlas-manuel de prothèse dentaire et buccaleChapitre 19 sur 105 · COURONNES EN OR SANS- SOUDURE · texte numérisé non relu

COURONNES EN OR SANS- SOUDURE

de peau de chèvre (c) au-dessus du contremoule, afin d’éviter toute adhérence fâcheuse entre l’or et le plomb. Une feuille d’or à 22 carats assez épaisse est placée sur la peau (b), et on commence l’estampage avec le premier moule.

Lorsque la feuille d’or a pris la forme troncconique de celui-ci, on poursuit avec le second moule, et, toujours sous la protection de la peau de chèvre, on achève la couronne sans l’enlever du bloc de plomb. Deux moules suffisent ainsi pour estamper une couronne assez nasse ; mais lorsque celle-ci est un peu haute, il

Fig. 106. — Phases successives de l'estampage.

faut employer de nombreux intermédiaires. La fig. 106 montre les phases successives de l’estampage.

Sharp décrit une autre méthode qui permet d’obtenir des couronnes sans soudure parfaitement ajustées. Il a imaginé dans ce but toute une instrumentation spéciale ; une machine pour découper les disques d’or, une presse-filière Fig. 107. — Cubes de métal P®” boutroller et en forpour l’estampage des cou- ^^er des douilles, enfin tout ronnes.j un jeu de formes de dents en

caoutchouc et une série de modèles en métal. D’autres auteurs encore ont inventé des

Fig. 105. — Estampage au moyen de l’estampe flg. 104.

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outillages analogues qui possèdent chacun leurs avantages et leurs inconvénients. Ils rendent assurément de bons services aux spécialistes qui s’occupent tout particulièrement des couronnes sans soudure, mais ils ne sont pas indispensables dans la pratique ordinaire.

Pour en finir sur ce sujet, je représente fig. 107 un fié de cuivre qui facilite l’estampage. Cinq de ses faces présentent chacune une cavité ; la sixième en a quatre. La plus grande de ces excavations offre un diamètre de 22 mm. ; celui de la plus petite n’en a que 7. .

A chacune de ces dépressions correspond une des boutrolles représentées fig. 108, (1 à 9), dont les plus grosses

Fig. 108. — Jeu de boutrolles.

sont en buis poli, les plus petites, no 7 à 9, en métal et qui servent à repousser l’or dans les dépressions du cube.

Couronnes en porcelaine.

[Les principes que nous avons donnés au su jet des couronnes de molaires à pivot sont applicables dans le cas qui nous intéresse ici et nous engageons le lecteur à se reporter à la page 61. Notons quelques procédés ingénieux permettant d’obtenir des couronnes en porcelaine.

COURONNES EN PORCELAINE

Claude Martin de Lyon paraît avoir le premier utilisé en prothèse la toile de platine et dès 1878 (Exposition universelle) il montrait un nez de porcelaine ayant une telle ossature ; plus tard il usa du même procédé pour les appareils en continus-gum : il nous fut donné de voir plusieurs de ces travaux à l’exposition de 1889.

Platschick, en 1900, recommanda de remplacer la feuille de platine recouvrant la coiffe par un véritable treillis métallique, dit <c toile de platine » (fig-. 108 bis) qui aurait l’avantage d’ancrer parfaitement la pâte de porcelaine. Voici comment il recommande de procéder ; On construit une bague comme d’ordinaire, en la faisant toutefois dépasser très légèrement

la face libre de la racine, de façon à ménager un petit espace entre cette dernière et la toile qui y sera soudée ensuite. Dans les petites molaires, où l’on désire que la ba ' absolument in¬

visible, eue pourra être limée à ®

niveau de la racine, mais seulement du côté jugal. La bague est Fig. 108 bia. — Coiffe à placée ensuite sur un morceau de toile de platine (Plattoile de platine qui la dépassera sehick). sur tout son pourtour, de façon à

pouvoir ÿ placer de tout petits morceaux d’un alliage composé de 23 0/0 de platine et de 73 0/0 d'or à 1000. La soudure est faite à l’aide du chalumeau oxydrique. Découper et limer alors tout ce qui dépasse la bague et, après s’être assuré de la propreté absolue, commencer l’application de la porcelaine.

Cournand étendit l’emploi de la toile de platine ou de platinite (ferro-nickel à 46 0/0 de nickel, Guillaume) et donna la technique suivante pour exécuter une coiffe-couronne.

« Après avoir choisi un masqùe de dent artificielle a (fig. 108 ter), l’ajuster sur la racine et creuser sa partie plane en forme de coquille. Le masque mis en place sur la racine, effectuer, encire collante, la reconstitution intégrale de la couronne en imprimant l’articulé des dents antagonistes sur la face triturante. Estamper sur cette dernière face un feuillet de platine la débordant un peu sur les contours, sauf sur le masque. Augmenter en cire les

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faces approxiinales et ling-uale d’une épaisseur c de t““.

Ainsi constituée cette couronne est moulée en trois paiv ties de plâtre ABC (fig'. 108 ter).

Retirer alors le feuillet de platine; l’émailler dans sa partie interne, sur une épaisseur de 1““, faire biscuiter l’émail et reporter le tout dans le moule après avoir-, au préalable, enlevé sur toute la partie triturante la portion de cire correspondant au volume émaillé d (fig. 108 ter, b).

Le repérage étant effectué, sortir la couronne du moule, réduire le volume des contours en cire des faces approximales et linguales sur une épaisseur e de 2""“ et remouler dans cet état la couronne en trois parties de plâtre A'B'C' (fig. 108 ter).

Enlever la cire et tapisser d’une toile métallique l’excavation /’que délimitent le masque, l'émail de la face triturante et le plâtre (fig. 108 ter). Enduire légèrement cette toile d’un émail jaune assez foncé de manière à dissimuler la teinte grise du métal et à rendre solidaires masque, face triturante et toile métallique. Après biscuitage, introduire à nouveau la couronne dans le premier moule établi.

Le vide h (fig. 108 ter) existant entre la toile métallique g légèrement émaillée et la paroi de plâtre (^ui a pris l’empreinte des faces approximales et linguale, en cire, est à cette phase de l’opération comblé avec de l’émail, de sorte que, retirée de ce moule, la couronne présentera l’aspect qu’elle avait lors du premier moulage. Le retrait de l’émail à la cuisson fait disparaître la surépaisseur ajoutée à cet effet et la couronne accuse un contour normal.

Il va de soi que le feuillet de platine servant de matrice à la face triturante est enlevé dès que la cuisson est terminée.

Il suffit de quelques vaiûantes dans l’exécution pour établir des coiffes-couronnes sans masque de dent artificielle, enrober des dents atteintes d’érosion en nappe, ou ayant subi l’usure de l’abrasion, restaurer intégralement

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une dent brisée, enfin produire des blocs composés de plusieurs dents réunies entre elles par leurs faces approximales et conjug’uées solidement par une barrette de métal. »

Lorsqu’il s’agit de reconstruire les six dents antérieures, tout en conservant une notable portion de la couronne qui peut être congénitalement malformée ou encore détériorée par la carie, on pourra procéder ainsi que Roussel le recommande d’après Ch. H. Land et Spalding.

« La fig. 108 quater, a représente une dent convenable-

Fig. 1 08 quater. — Construction d’une gaine en porcelaine (Roussel),

ment préparée ; l’émail est enlevé suivant une ligne parallèle à la courbure gingivale pour former un épaulement nettement prononcé. La coiffe en porcelaine, qui est représentée au-dessous, s’ajuste sur la dent aussi parfaitement qu’une obturation (fig. 108 quater, b).

Lorsqu’il est nécessaire d’appliquer une gaine de porcelaine pour reformer une dent et en remplacer l’émail, c’est que ce dernier est défectueux et manque en pai’tie. Il n’y a alors que très peu de substance à enlever pour effectuer le décorticage, beaucoup moins que pour une dent saine.

Préparation. — S’il s’agit, par exemple, d’une dent dont l’émail a disparu par érosion du côté labial, il est nécessaire d’en enlever le restant. On se servira pour cela

Preiswerk. Prothèse dentaire. 7

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d’un disque en carborundum très mince, monté sur la pièce à main d’un tour, mû avec rapidité et maintenu humide. Le disque doit être arrêté au bord gingival. On formera un épaulement toutautour de la dent. Lorsque celleci sera entièrement préparée, l’épaulement devra être moins haut du côté palatin ou lingual que du côté labial ; ce dernier se trouvera au niveau du bord gingival, mais pas trop au-dessous pour qu’il ne soit pas difficile d’obtenir une empreinte exacte de la partie cervicale et que la gaine n’occasionne pas d’irritation après la fosse (fig. 108 quater, c).

Pour enlever l’émail des faces labiale et linguale, creuser de petites rainures avec une fraise au-dessous de l’épaulement ; avec un ciseau ou un instrument à décortiquer, enlever l’émail par couches ou simplement meuler son épaisseur avec unepetite meule en carborundum et arrondir avec un disque les angles qui limitentles quatre faces. Quand il est complètement enlevé sur la face labiale ainsi que sur la partie palatine ou linguale, on forme l’épaulement du côté labial avec la plus petite des meules en forme de cône renversé, ainsi que du côté lingual avec une meule semblable montée sur une pièce à angle et on lui donne sa forme définitive avec une fraise en forme de roue. Un point important à observer est de toujours employer des fraises et des meules neuves, afin d’éviter toute souffrance inutile dans cette opération délicate. L’épaulement a été formé sur les faces proximales par la meule qui en même temps a enlevé Pémail et préparé les côtés parallèles ou même en tronc de cône.

On diminuera le bord incisif de la dent et l’on polira le tout avec un disque en papier pour donner une surface lisse et unie à la partie que recouvrira la matrice.

Cette dent aura ainsi une forme légèrement conique avec un épaulement dont la courbe suivra celle de la gen-

En la préparant de cette façon, la pulpe sera conservée intacte ; elle devra être suffisamment recouverte de dentine pour ne pas être sensible aux causes d’irritation.

Formation de la matrice. — Pour former la matrice, il faut prendre d’abord la mesure du périmètre de la racine au collet, au-dessus de l’épaulement. Il est préférable d’effectuer cette opération avant la préparation de la dent et la formation de ce deimier.

COURONNES EN PORCELAINE 99

On découpe dans une feuille de platine au n® 60 une bande .circulaire plus long-ue que la mesure, de 2 à 3 millimètres plus haute que la dent naturelle de l’épaulement à la pointe. Cette bande de platine est représentée par la fig. 108 quinter, a. Les côtés AC et BD sont réunis de façon à ce qu’ils se recouvrent d’un millimètre environ. Cette opération se fait plus facilement en enroulant la feuille de platine autour d’une tige taillée en forme de cône. On saisit avec des pinces à coulant une des extrémités du joint et l’on soude à l’autre extrémité avec un très petit paillon d’or à 24 carats. Aussitôt cette partie soudée, on prend entre les pinces le côté soudé ; si les bords sont en contact parfait, il y aura assez d’or pour les unir quand le platine aura acquis la température suffisante ; il importe de toujours employer une quantité d’or très minime.

La tig. 108 quinter, h, représente le tronc de cône en

Fig. 108 quinter. — Construction de la matrice (Roussel).

platine dont la base, plus large que celle de la dent, pourra être adaptée au-dessus de l’épaulement.

L’avantage de ce cône est indiqué dans la fig. 108 sexter, a ; plus il est poussé vers le collet de la dent, plus il seri'e autour de l’épaulement aux points A et B où l’ajustement doit être exact.

Pour adapter ce cône sur la surface de la dent, il faudra commencer par l’appliquer sur l’épaulementà l’aide d’un ruban de soie ou de toile très étroit que l’on passera de chaque côté de la matrice, en plaçant l’anse ainsi formée sur la face linguale et contre l’épaulement. On maintiendra les deux extrémités avec la main gauche (fig. 108 sexter, b); puis avec la pointe en caoutchouc mou (fig. 108 sexter, c), on appliquera la partie labiale de la matrice contre la dent. Le surplus du platine sera replié de chaque côté suivant une. ligne droite et adapté contre les faces

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proximales. L’excédent de la longueur de la matrice sera coupé, mais on laissera dépasser le platine d’un, millimètre et demi du côté du bord incisif. Puis les deux

Fig. 108 sexter. — Adaptation de la matrice (Roussel).

extrémités du ruban seront ramenées l’une contre l’autre (fig. 108 sep ter, a) pour passer un des bouts en arrière et le ramener ensuite en avant. La matrice se trouvera ainsi

Fig. 108 septer. — Adaptation de la matrice (Roussel).

maintenue et entourée sur tout le pourtour de l’épaulement par le ruban qui sera toujours tendu avec la main gauche. Le reste de la matrice sera adapté sur la dent avec la pointe en caoutchouc et avec des petits brunissoirs que l’on appliquera au-dessus du ruban.

COÜRONKES EN PORCELAINE

Oii saisira avec des pinces la partie A de la matrice qui n’a pas été adaptée contre la dent (lîg'. 108 septer, h) ; puis cette matrice sera enlevée et replacée une ou deux fois pour s’assurer qu’elle n’adhère pas au-dessus ou audessous de l’épaulement. 11 faudra la placer ensuite définitivement pour rabattre la partie qui dépasse et l’appliquer comme sur les autres surfaces (fig-, 108 septer, c).

Préparation de la face de porcelaine. — La face de porcelaine qui doit former la partie labiale de la coiffe sera préparée de la façon suivante :

Une dent, de préférence à caoutchouc à cause del’épau-

Fig. 108 octer. — Préparation et ajustement de la face de porcelaine sur la niatrice (Roussel).

lementet dont on enlèvera les crampons s’il est nécessaire, sera meulée du côté lingual jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment diminuée d’épaisseur pour faciliter son ajustement final sur la coiffe (fig. 108 octer, a). Des meules de petit diamètre serviront à la réduire et à donner à la partie qui sera en contact avec la dent la forme concave qui lui permettra de s’adapter sur la partie labiale. La porcelaine devra être maintenue humide. La face de porcelaine sera essayée de temps en temps sur la matrice en place sur la dent pour vérifier l’alignement et la position. Des faces en porcelaine creuse sans crampons sont fabriquées pour cet usage, ce qui reste des crampons de platine peut être une cause de fracture.

Lorsque la face sera réduite et ajustée, on diminuera son bord cervical pour qu’il ne touche pas l’épaulement

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(fig’. 108 Oder, h). La porcelaine qui sera fondue à cet endroit s’adaptera mieux au platine que la face de porcelaine. Cette dernière sera nettoyée et débarrassée des poussières qui pourraient y adhérer, puis mise en position sur la matrice et maintenue avec l’index de la .main gauche.

Une boulette de cire ou de gutta-percha préalablement chauffée sera pressée en même temps contrela surface linguale de la matrice et de la face de porcelaine pour les maintenir dans leurs positions respectives (fig. 108 ■Oder, c).

Généralement, la face de porcelaine et la matrice réunies avec de la cire seront enlevées ensemble de la dent ; si elles se séparent, la face de porcelaine et la cire restant ensemble, la matrice sera facilement détachée de la dent et remise en position entre la cire et la face de porcelaine.

Avec une paire de presselles à coulant, dont une des

E ointes sera recouverte de gutta-percha légèrement chauf- ;e, on tiendra ensemble la matrice et la face de porcelaine, en plaçant la pointe libre à l’intérieur de la matrice et celle qui est recouverte à l’extérieur de la face de porcelaine.

Application de la porcelaine. — La pâte de porcelaine peu épaisse sera d’abord appliquée d’un côté, au point B, par exemple (fig. 108 noner). En frottant le manche

Fig. 108 noner. — Application de la porcelaine (Roussel).

rugueux d’un instrument sur les tiges des presselles, elles vibreront et imprimeront à la dent et à la matrice un mouvement semblable qui fera pénétrer l’humidité jusqu’au côté de la matrice opposé à celui où la porcelaine a été d’abord appliquée. Ceci prouvera qu’il n’y a plus de vide entre la matrice et la face de porcelaine et que tout l’espace est rempli par cette pâte.

On ajoutera de la pâte plus épaisse jusqu’à ce que la

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de porcelaine sur le bord de l’épaulement avant la première cuisson. L’humidité peut être enlevée avec un corps absorbant, avant de procéder à la cuisson.

On desserrera les presselles pour les retirer. La matrice et la face de porcelaine réunies parla pâte de porcelaine pourront être placées verticalement en posant la matrice sur une tige ; celle-ci reposera sur un support en verre que l’on introduira dans le four. La cuisson sera la même que celle des couronnes à gaine.

Réadaptation. — Après la première cuisson, lorsque la face de porcelaine et la matrice sont réunies, il faut les replacer sur la dent et les adapter de nouveau sur l’épaulement. On corrigera ainsi les changements qui auraient pu se produire pendant les manipulations précédentes. Puis on enlèvera le tout et on lavera s’il est nécessaire, avant de recouvrir la matrice avec delaporcelainejusqu’au bord de l’épaulement, en reformant le contour normal du côté lingual et sur les surfaces proximales. Il pourra y avoir autant de cuissons qu’on le désirera. La forme et la teintedevronts’harmoniseravec celles desautres dents pour donner l’apparence naturelle. La matrice sera enlevée comme dans le cas d’une obturation, en soulevant la feuille de métal sur les côtés avec des presselles et en ayant soin de ne pas écailler la porcelaine. Si elle adhère par trop, on l’enlèvera avec une petite meule.

Scellement. — Avant de sceller la gaine sur la racine, sa surface interne doit être soumise à l’action de l’acide

nis isolant. Lecimentemployé ne doit être ni trop liquide, ni trop épais, car une force trop grande exercée contre elle pour la monter à sa place risquerait de fracturer la gaine. La dent est donc vivante, saine et entièrement protégée contre les influences des agents externes. »

Procédés de rétention des coiffescouronnes en émail armé. Les coiffescouronnes peuvent être rendues amovibles au moyen d’un pivot glissant dans une gaine fixée dans la racine.

Sinon elles sont assujetties sur les racines comme les coiffes métalliques, avec ou sans décolletage préalable

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de la racine. Pour les dents à deux ou trois racines ainsi que pour les racines courtes, il est préférable d’employer le moyen qui consiste à creuser, concentriquement au centre de l’empâtement réunissant les racines, une rainure circulaire a et d’y sceller un tube b (Cournand).]

Réparation des couronnes artincielles et des dents à pivot

Lorsqu’une couronne se trouve soumise à une pression considérable, sa face triturante subit l’usure qui en résulte et finit par se trouer. On peut y remédier par une simple obturation en enlevant d’abord le ciment qui se trouve à découvert pour le remplacer par de l’or comme dans une aurification ordinaire. Mieux vaut toutefois se servir de brunissoirs que d’employer le maillet pour cette opération si l’on veut éviter de fendre le ciment. Lorsqu’on attache plus de prix à la solidité qu’à l’esthétique, l’amalg-ame peut suffire : il sera bon dans ce cas d’exprimer le plus possible de mercure car ce dernier attaque l’or.

Avec le temps, la rétraction prog’ressive de la gencive amène aussi parfois la dénudation du collet, et le bord inférieur de la couronne laisse à découvert un cercle de dentine : le seul recours est alors d’enlever la couronne pour en construire une autre qui pénètre sous la gencive. Pour enlever les couronnes on a imaginé des pinces qui permettent d’en sectionner Panneau : ces instruments rendent parfois de grands services, mais une petite fraise à fissure ou un excavateur bien aiguisé arrivent aisément au même résultat. Souvent même il suffit de la pointe d’un instrument que l’on introduit sous la bande pour s’en servir comme d’un levier.

Lorsqu’une face de porcelaine blindée vient à se briser sur une dent à pivot, le dommage peut se réparer d'une façon toute provisoire en ajustant une nouvelle dent plate. La contreplaqué est forée pour laisser passer les crampons et ceux-ci sont recourbés sur la face linguale. Un peu de ciment pour sceller la nouvelle couronne sur la face labiale de la contreplaqué donne encore une solidité suffisante. Il vaut mieux cependant retirer la contre plaque et le pivot pour restaurer la dent. Lorsque le pivot est trop adhérent ou la racine trop faible, on risque d’extraire en

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