‹ Atlas-manuel de prothèse dentaire et buccaleChapitre 22 sur 105 · GÉNÉRALITÉS SUR LES BRIDGES FIXES · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS SUR LES BRIDGES FIXES

encore aux extrémités du bridge. Il est également possible, sur les dents antérieures dont la pulpe est mortifiée et dont la face linguale est atteinte, de mettre un pivot qui est alors réuni au bridge par une barre.

On peut éviter la flexion du pivot en le soudant sur une coiffe radiculaire (dent de Richmond). Ce procédé fournit d’excellents résultats dans la construction des bridges fixes, et présente pour les dents antérieures une importance aussi considérable que les couronnes en or pour les molaires. Le seul reproche gu’on puisse lui adresser consiste dans la difficulté de l’ajustage ; nous ne pouvons entrer ici dans tous les détails de leur technique et nous renverrons le

Fig. 1Ü2. — Parallélomètre de Herbst.

lecteur à la page 34 de ce manuel pour tout ce qui concerne leur description.

Lorsque plusieurs pivots concourent à la suspension du bridge, il faut leur donner un parallélisme très rigoureux si l’on veut assurer à l’appareil une solidité suffisante. Herbst a imaginé dans ce but un instrument très simple appelé « parallélomètre ». Il se compose d'un porte-ci’ayon ordinaire en métal (fig. 122) sur lequel on fixe deux tiges de ruolz longues de 2 à 3 centimètres, et de même diamètre que les pivots en or ou en platine qui serviront pour le bridge. La première tige a est soudée sur la bague mobile du porte-crayon, et forme avec ce dernier un angle droit : elle peut donc coulisser dans le sens horizontal en suivant la rainure. La tige b est simplement enfoncée dans le manche que l’on a percé d’un trou juste suffisant pour l’admettre et la laisser glisser, de façonà pouvoir augmen-

-H6 BKIDGE-WOP.K

ter ou diminuer sa longueur Utile, selon lés cas. L’instrument peut ainsi servir pour des racines inégalement distancées et de longueurs différentes.

Pour l’employer on commence par reconnaître la hauteur et l’écartement que doivent offrir les tiges pour pénétrer dans les canaux préalablement agrandis. Lorsqu’un’ premier essai ne réussit pas, il faut élargir à nouveau le canal de telle sorte que les tiges pénètrent sans effort. Lorsque ce résultat est obtenu, les canaux sont évidemment bien parallèles entre eux et il sera désormais très facile de donner uné bonne direction aux pivots du bridge.

Scellement des bridges flxes j

Les bridges fixes sont scellés sur leurs points d’appui au '

moyen d’une substance adhésive, telle que la gutta-percha, V

le ciment au phosphate de zinc, ou le mélange de celui-ci ;

avec de l’amalgame, et le ciment étain de Scneuer. :

La gutta-percha a l’avantage de se laisser ramollir par v

la chaleur lorsqu’on désire enlever le bridge ; mais elle est relativement peu solide, même à froid : l’appareil se dérange assez vite, s’ébranle progressivement et finit par tomber. Aussi nedoit-onemployercettesubstancequedans les cas provisoires. Je n’ignore pas queje me trouve ici en contradiction avec d’autres auteurs qui s’en servent pour ;•

le scellement définitif et déclarent en obtenir d’excellents j

résultats. D'après mes propres essais, plutôt malheureux, J

je pense que ces praticiens emploient une autre qualité de 1

gutta-percha ou qu’ils possèdent un tour de main particulier. Lorsqu’on veut employer la gutta-percha il faut la «

choisir très dure, ne se laissant amollir que sous l’action J

d’une haute température. En outre, tous ses points de con- d

tact, soit avec le bridge, soit avec les dents naturelles, , | devront être non seulement très rigoureusement asséchés, mais encore légèrement chauffés si possible. L’excès J; de gutta est ensuite enlevé avec une spatule que l’on a f. soin de chauffer.

Le ciment au phosphate de zinc est la substance la plus ygénéralement employée. Pour obtenir une grande solidité" il faut que tous les points sur lesquels on applique le ci- fj ment soient parfaitement secs et que pendant qu’il durcit, t soit 10 à 15 minutes environ après la pose du bridge, on §

Page 1