BRIDGE FIXE SUSPENDU
Ces bridges sont ordinairement appelés bridges à extension, ce qui est un non-sens physiologique, puisque ce mot d’extension implique toujours, surtout en chirurgie, une idée d’allongement progressif : or, les bridges n’étant qu’un appareil de remplacement, nous ne pouvons employer ce terme qui conviendrait plutôt à un appareil orthopédique. Nous proposons le terme de bridge suspendu qui représente mieux la position d’un pont n’ayant de point d’appui que d’un seul côté.
Cette disposition ne peut s’employer que pour les petits
Planche VI. — Le même bridge de quatorze dents, placé dans la bouche.
Planche VII. — Bridge de sept dents, se composant de trois couronnes creuses servant de points d'appui, de deux couronnes en or massives et de deux dents plates reliées au bridge par des anses de réunion ; a, mâchoire supérieure ; les trois dents ont été meulées et préparées pour recevoir les piliers ; b, bridge vu par en dessous
Planche VIII. — Le même, dans la bouche.
Fig. 141. — a, Maxillaire supérieur droit, où la deuxième prémolaire fait défaut, la première molaire porte une couronne et il ne reste que des débris de la deuxième molaire ; b, bridge fixe se composant d’une couronne pleine; d, un collier entourant la couronne en or, et une dent plate soudée au collier ; c, bridge re-
'l'ah ,y.
Fig. 141.
BRIDGE FIXE SOSPENDU
appareils, car un prolongement ti’op considérable formerait un levier trop puissant et ploierait sous l’effort de la mastication. La fig. 142 représente un de ces appareils. Ici, la première prémolaire était en très mauvais état, et la canine dut être extraite par suite d’un accident. La prémolaire reçut une couronne en or soudée à la contreplaqué d’une canine artificielle. La construction de ce pont est très facile ; on prend une face de porcelaine qu’on ajuste en bouche et qu’on fixe à la couronne voisine ; ces deu.x pièces réunies d’une façon provisoire sont portées directement de la bouche dans un petit bloc de revêtement et le bridge se fait selon le mode décrit jilus haut.
Ainsi que nous l’avons déjà vu, une racine d’incisive
Fig. 142. — Bridge Fig. 143. — Bridge Fig. 144. — Bridge sussuspendu à deux suspenduàdeux pendu à quatre dents,
dents, dents.
peut porter deux couronnes : c’est le cas de la fig. 143. La racine d’une incisive médiane reçoit une dent de Richmond et supporte l’incisive latérale à remplacer.
Lorsqu’il y a moyen d’utiliser deux points d’appui situés côte à côte, on peut ajouter un prolongement de deux couronnes. Dans la fig. 144 on voit un bridge formé par la réunion d’une couronne en or placée sur la première prémolaire, une dent de Richmond posée sur la canine et deux dents plates qui remplacent les incisives latérale et médiane.
Les couronnes sont d’abord placées dans la bouche pour obtenir un modèle qui les retient dans sa masse ; on établit ensuite l’articulation et on termine le bridge d’après la technique précédemment décrite.
Ces bridges, qui ne prennent point d’appui qu’à une de leurs extrémités, sont moins solides que les bridges fixés
BUIDGE-WORK
aux deux bouts, en raison de ce fait que le prolongement agit toujours^ comme un levier. L’effort de la mastication suffit souvent à fausser ou même à briser l’appareil dans un délai plus ou moins rapproché. Cet inconvénient s’atténue un peu lorsque la place permet de les établir aussi forts et aussi massifs que possinle.