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ESSAYAGE DES DENTS ARTIFICIELLES

molaires, l’arc s’aplatit au niveau des dents antérieures. Ce sont là des indications qu’il ne faut pas nég'liger dans la construction d’un dentier.

Essayage «les dents artilieielles.

En règle générale, qu’il s’agisse d’une pièce partielle ou d’un appareil complet, on devra pratiquer un essayage dans la bouche avant déterminer le travail.

Sur une pièce partielle, on veillera surtout à ce que les dents artificielles occupent le même plan que les dents naturelles. Il faut encore s’assurer que la teinte et la forme sont identiques. S’il ne reste pas déracinés, les dents artificielles pourront être un peu plus hautes, car elles s’enfoncent petit à petit dans la muqueuse. L’articulation est également très importante à vérifier, car la moindre erreur peut entraîner de grands ennuis, des retouches plus ou moins longues et même la réfection complète de l’appareil.

Les pièces entières sont encore plus difficiles à bien e.ssayer, les plaques de cire tenant alors peu dans la bouche. On arrivera presque toujours à leur donner une fixité suffisante en employant la poudre adragante, mais si cela ne suffit pas, on pourra au besoin employer des ressorts provisoires.

On s’assurera d’abord que la ligne médiane du visage passe effectivement entre les incisives centrales et que l’articulation est identique à celle de l’articulateur. La teinte et la dimension des dents, la hauteur et le profil de l’arcade doivent laisser à la physionomie une expression naturelle, en même temps que son caractère habituel. A moins d’anomalie, les lèvres ne découvriront que un à deux millimètres des incisives supérieures et la pointe des canines ; en bas, au contraire, l’aspect des incisives , communiquant au visage une expression sympathique, on peut les découvrir jusqu’à mi-hauteur, ou même aux trois quarts. Dans le sourire en effet, le muscle risorius tire les angles de la bouche vers le haut et son action empêche d’apercevoir les dents jusqu’à la gencive. Il faut toujours vérifier qu’il en est ainsi en faisant sourire le patient. Au cas où la lèvre est trop courte pour recouvrir suffisamment la gencive artificielle, cette dernière sera faite avec de la porcelaine qui donne un aspect beaucoup plus naturel que

le caoutchouc. Si le rebord alvéolaire est situé trop en avant (prognathisme), on ne mettra pas de j^encive artificielle à la région antérieure et l’on ajuste directement les dents sur la muqueuse (fig. 258).

Fig. 258. — Appareil avec gencive artificielle dans sa région postérieure.

11 arrive parfois qu’un des côtés de l’appareil se trouve un peu plus élevé que l’autre, encore que l’articulation n’accuse aucun défaut. Ceci provient presque toujours d’une mauvaise orientation du modèle dont la base n’est

Eas absolument horizontale ou du patient qui, contracté 1 bouche de travers. Il peut se faire également que la conformation buccale en soit l’origine : dans ce cas, on ne peut faire autrement que de respecter la disposition naturelle des lèvres en faisant suivre leurcourbeà l’appareil.

Equilibre physiologique des dents artiflcielles.

[La façon d’établir un dentier ainsi qu’il vient d’être décrit est le fruit d’une longue pratique de la prothèse, mais elle n’est point basée sur des données physiologiques et donne lieu parfois à des résultats négatifs qui désolent l’opérateur et détournent le client.

Nous croyons donc utile de rappeler brièvement avec Georges Kobin les principes fondamentaux qui l'égissent les rapports des arcades dentaires pendant la mastication

Fig. 257. — Coupe d’un dentier complet achevé, montrant l’articulation du côté lingual.

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