Agrandissement du canal
Avant de procéder à cet agrandissement, il faut considérer le diamètre et la longueur de la racine pour en déduire le calibre et la profondeur du canal. Trop creuser affaiblirait la racine ; épargner outre mesure exigera un pivot porêt^e trop mince. Le succès dépend donc de l’exac- cuiller titude de ce rapport à établir entre la dimen- pour élarsion du trou (et par conséquent du pivot) et celle gir le canal de la racine. Une très grande expérience est de là nécessaire pour arriver juste dans chaque cas : racine. La fig. 14 reproduit ce rapport pour les racines les plus souvent intéressées. Comme nous l’avons vu tout à l’heure, grâce au foret-cuiller, rien de plus simple que de creuser directement et suivant le calibre exact du pivot choisi. Pour garder le trajet du canal et ne point créer une fausse route, il est hon de s’orienter tout d’abord avec une sonde. Le plus sûr serait même de ne gagner en largeur que tout à fait pi'ogressivement.
On débute alors avec le foret à trois arêtes de Talbot (fig. 15) et l’on achève avec des forets-cuillers de plus en plus forts. J’ai eu l’occasion de voir sur une dame qui venait me consulter les conséquences que peut avoir' un trajet vicieux. Après extraction d’une racine antérieure je constatai que le pivot dont elle était munie suivait une fausse route et pénétrait jusqu’au milieu de l’os. C’était l’origine d’une
Fig. 14. — Diamètre du pivot par rapport à la racine.
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suppul’ation chronique qui jusqu’à ce jour s’était montrée rebelle à tous les traitements.
Parfois il semble impossible d’obtenir une
excavation suffisante pour retenir solidement le pivot : c’est surtout lorsque les racines sont détruites assez haut dans la gencive comme dans la fig. 16. La première chose à faire est de découvrir l’ivoire en écartant la muqueuse, et pour cela une bonne méthode est d’enfoncer directement ou à la suite d’une petite intervention, ifti peu de gutta-percha chauffée et montée sur une petite broche de bois ou de métal. On presse sur la gutta-percha pour refouler la gencive (fig. 17) qui au bout de deux ou plusieurs jours a suffisamment écarté ses bords pour laisser apparaître la base de la racine, tandis que toute la zone muqueuse environnante s’est atrophiée par suite de la compression de ses vaisseaux capillaires. Le procédé opératoire que nous avons déjà décrit conviendra désormais tout aussi bien pour cette racine ainsi dénudée, sauf qu’il faudra tout d’abord la recons-
p. aee, saur qu ii lauara loui a
Foret à 3 jusqu’à hauteur voulue.
côtés Cette réfection se fait en ayant soin de creude Talbot, ser avec une fraise, dans le canal quia déjà subi l’opération de l’agrandissement et vers la zone récemment dégagée, un ou deux points de rétention. Une autre précaution qu’il ne faut pas oublier, est de disposer du coton au fond du canal pour empêcher l’amalgame
Fig. 16. — Racine détruite jus- Fig. 17. — Compression de
que sur le bord gingival.
la gencive par de la guttapercha.
de pénétrer trop loin. Quant à la nature de ce dernier, un bon amalgame d'or, convient parfaitement : en tout cas, il ne faut jamais se servir d’un amalgame de cuivre j
Tecommandable en d’autres circonstances mais qui s’userait trop vite ici. [Pour obvier, jusqu’à un certain point, au retrait de l’amalg-ame et le faire mieux adhérer aux parois externes de la racine, il est bon de mettre sur ces dernières une très mince couche de ciment assez liquide avant de placer le métal].
Toutes les fois que nous le pouvons,
nouspntourons d’une pig. 18.— Matrice Fig. 19. — Canal matrice (ng. 18) les de l’anneau. de racine artifi-
bords de la racine, ciellement allongé,
pour y fouler l’amalgame jusqu’à ce qu’il ait atteint la consistance voulue. On ne la retire qu’après le durcissement. Il n’y a plus alors qu’à forer la base métallique ainsi reconstituée d’un canal qui continuera celui de la racine, et à essayer immédiatementson pivot(fig. 19). Sil’onveutéviter ce forage, ilsuffîi’a d’introduire avant l’amalgame une tige un peu longue que l’on ne retire qu’après le complet durcissement, et mieux le jour suivant.
[Si l’on veut obtenir une rétention parfaite qui ne soit pas à la merci des heurts de l’articulation, il faut que le pivot soit exactement du même diamètre que la cavité creusée dans la racine ; on obtient ce résultat d’ordinaire en employant des forets de même calibre que les pivots. Cependant lorsque, par suite des progrès de la carie ou d’une opération préalable, comme celle qui consiste à retirer un pivot, on se trouve en présence d’une cavité conique à Base supérieure, voici comment on procédera pour obtenir un pivot de même forme que le canal. On prend une feuille de platine très mince qu’on introduit dans la cavité radiculaire ; avec une boulette d’ouate, on applique cette feuille de platine contre les parois, puis on la retire délicatement et on remplit avec de l’or le cornet ainsi obtenu. De cette façon, il est facile d’avoir un pivot s’adaptant exactement à la cavité radiculaire et donnant un maximum de solidité à la dent sus-jacente (Kritchevsky).]
Pheiswerk. Prothèse dentaire.
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