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BOURRAGE DU CAOUTCHOUC

avec du caoutchouc rouge qui est beaucoup plus solide. Ce bourrage doit être fait avec le plus grand soin, afin d’éviter que la pression ne fasse apparaître des taches de différentes couleurs. 11 ne faut pas négliger de mettre également un peu de caoutchouc rouge sous la queue des anneaux, de façon à leur assurer une fixité suffisante. La plaque palatine se fait avec un morceau de caoutchouc rouge .présentant les dimensions et l’épaisseur que l’on veut donner à la pièce. Après l’avoir chauffé de même que les autres fragments on le pose sur le modèle, puis on foule pour le faire adhérer au reste du caoutchouc.

Daùs le cas d’un appareil complet, lorsque les dents artificielles se trouvent fixées dans le demi-moufle supérieur, et non sur le modèle (fig. 266) on dispose le caoutchouc sur le contremoule.

Les crampons ou les trous (dents diatoriques) sont recouverts de caoutchouc rouge et les espaces interdentaires soigneusement remplis avec de petits morceaux triangulaires de caoutchouc rose..

On continue ensuite à bourrer avec celui-ci jusqu’à ce que l’on ait obtenu une épaisseur suffisante pour former la gencive artificielle. On met alors en place la plaque palatine, qui est reliée au reste du caoutchouc avec des petits morceaux de caoutchouc rose.

Lorsque le bourrage du moufle est terminé, il faut presser le caoutchouc : on augmente sa plasticité en le chauffant convenablement. Pour cela, après avoir réuni les deux parties du moufle, on porte le tout dans l’eau bouillante pendant cinq ou dix minutes. Si les moufles ont des vis, il n’y a qu’à tourner lentement celles-ci jusqu’à ce que les bords se rejoignent ; les moufles se fermant avec des clavettes ou des bifides seront passées sous une presse que l’on fait agir d’un mouvement lent et régulier jusqu’à ce que les deux moitiés du moufle soient aussi

Preiswerk. Prothèse dentaire. 19

Fig. use. r— Instruments pour le bourrage du caoutchouc.

rapprochées que possible. Il est inutile de donner une description de cette presse qui figure sur tous les catalogues.

Avant de presser, il est bon de placer un linge humide entre les deux parties du moule : ceci permet de les séparer facilement et d’ouvrir le moufle encore une fois. On s’assure alors que le plâtre est intact, que les dents et les crochets sont toujours en place, et qu’il y a une quantité suffisante de caoutchouc. Avant de refermer définitivement le moufle, on n’oubhera pas de retirer le linge, car sa présence suffirait à perdre la pièce.

Fig. 267. — Fil de métal à introduire dans le caoutchouc , de la pièce inférieure.

Afin de donner plus de résistance aux plaques, on recommande de les armer avec du métal que l'on incruste dans le caoutchouc. L’or à -14 ou 18 carats est celui qui donne les meilleurs résultats et, d’après les expériences de Jung et de Millier, celui qui adhèi’e le mieu.x au caoutchouc. La fig. 267 représente un dispositif très usité : le fil d’or repose sur la face linguale d'une pièce du bas et se soude aux deux crochets qui entourent les canines.

On sait en effet que les pièces partielles en caoutchouc de la mâchoire inférieure se brisent assez facilement ; la

Fig. 266. — Pièce inférieure complète avec caoutchouc rose et rouge.

Fig. 266.

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