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RÉPARATION DES APPAREILS EN CAODTCHOUC

dans l’eaii bouillante, puis on ouvre le moule pour retirer la cire, on bourre avec du caoutchouc ordinaire, on presse, on vulcanise et on procède au polissag’e, ainsi que nous l’avons vu pour un appareil ordinaire.

Les crochets métalliques se réparent de la même façon : on aura soin cependant d’eng-ager du caoutchouc sous la queue du crochet et de ne pas en mettre simplement audessus.

Lorsqu’une plaque est fendue, on rapproche les deux morceaux avec de la cire, puis après avoir essayé en bouche s’il est nécessaire, on coule du plâtre sur la face de caoutchouc qui est en rapport avec la muqueuse. Si on a

Fig. 274 . — Pièce supérieure préparée et mise dans le plâtre pour effectuer la réparation.

eu soin de huiler légèrement le caoutchouc, l’appareil se retire assez facilement du modèle ainsi obtenu. On enlève un peu de caoutchouc avec la scie de chaque côté de la fente, puis on pratique de part et d’autre des ouvertures en queue d’aronde (la fig. 274 reproduit une pièce du haut ainsi préparée et mise en moufle). On remplit le vide avec de la cire, puis on porte la pièce dans du plâtre à l’intérieur du moufle, soit isolément, soit avec le modèle. La cire est remplacée par du caoutchouc et celui-ci vulcanisé.

Ce procédé est assez long et l’on a cherché à réduire le temps nécessaire à la vulcanisation en se servant d’un

caoutchouc à réparation qui se durcit très rapidement. Malheureusement ce dernier est plus cassant que le caoutchouc ordinaire. On pourra épargner beaucoup de temps en fixant les dents brisées avec de l’amalgame ou du ciment. Le métal fusible, les pivots, le celluloïd (Herbst) s’emploient également, mais tous ces procédés laissent à désirer.

Lorsqu’une pièce est complètement brisée ou simplement fendue et que le patient ne peut absolument pas s’en passer, on pourra quelquefois la réparer au moyen d’une suture. On fait alors des trous situés à peu de distance les uns des autres tout le long de la fente, puis on les rejoint avec du fil ou delà soie ainsi que nous l’avons représenté dans l'a fig. 275. On termine au besoin cette ligature en la recouvrant d’une mince couche de gomme-laque.

Fig. 275. — Pièce réparée au moyen d’une suture.

[Bourrage à froid des réparations. — Lorsqu’il s’agit d’une petite réparation, avec ou sans gencive, telle que le remplacement d’une dent ou la fracture complète d’un appareil, on peut procéder de la façon suivante :

Supposons qu’il s’agisse de réparer une fracture complète d’une plaque palatine en caoutchouc : les deux parties fracturées ayant été rapprochées normalement sont collées à la cire ; on coule alors en plâtre un petit modèle sur lequel repose la surface muqueuse de l’appareil. Le plâtre étant sec, on retire l’appareil du modèle, puis dans un premier temps, on enlève à l’échoppe la moitié externe de l’épaisseur de la plaque et cela sûr une largeur d’un

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