RÉPARATION DES APPAREILS EN CAOUTCHOUC
centimètre environ de chaque côté du trait de fracture ; dans un 2® temps, on élargit à la scie ce même trait de fracture selon une largeur approximative de 2 à 3 ; en¬
fin, comme il a été dit plus haut, on pratique également à la scie quelques entailles en queue d’aronde, sur les deux côtés de la solution de continuité.
C’est à ce moment qu’on peut choisir entre la méthode ordinaire à chaud décrite plus haut ou un moyen plus rapide qui consiste à bourrer à froid sur le modèle en plâtre dans toutes les parties de l’appareil entaillé, des morceaux de caoutchouc découpé en forme de V. Ce bourrage se fait comme d’ordinaire au moyen d’une pointe qui porte en place chaque parcelle de caoutchouc ; ceci fait, .on recouvre le tout d’un morceau de caoutchouc épousant exactement la forme de la réparation. Placer par dessus cela un morceau de toile et presser avec le doigt ; retirer le linge et mettre en moufle l’appareil sans le retirer du modèle ; vulcaniser, répai-er et polir comme d’ordinaire.]
APPAREIL EN CELLÜLOIDE
[Le celluloïde donne d’excellents résultats en prothèse dentaire lorsqu’il s’ag'it de dentiers complets et qu’il ne subsiste aucune racine dans les gencives. Les fermentations entretenu es bien souvent par ces racines entraînent, en effet, rapidement la décomposition du celluloïde et c’est là le plus grand inconvénient de cette substance en tant que Iiase d’appareils prothétiques. Ses avantages viennent surtout de sa légèreté et du bel aspect rose qu’il a en sortant d’être travaillé. Il est vrai que cette coloration brunit à la longue, surtout dans les bouches mal entretenues ; quoiqu’on en ait dit, la résistance du celluloïde estsuffisamment grande et nous avons des clients qui portent depuis plus de 10 ans des appareils ainsi faits.
Le celluloïde se compose, d’après Martinier, de :
" ' '* 'on poudre) .... 100 parties
Il se trouve chez les fournisseurs sous la forme de bases de dimensions diverses affectant grosso modo l’aspect d’un dentier et présentant une coloration rose.
Le celluloïde se ramollit par la chaleur : 130° environ sont nécessaires pour obtenir ce ramollissement complet lorsqu’on emploie un appareil à vapeur tel que celui que nous représentons ci-contre (fig. 275 bis).
La machine se compose d’une chaudière placée sur un support, d’un couvercle fixé par deux boulons, d’une vis à pression qui traverse le couvei’cle et permet de comprimer le moufle introduit dans la chaudière, d’un thermomètre et d’une soupape de sûreté.
Le moufle est à trois grands tenons fixés sur la portion supérièure, ou couvercle, ou contre-partie, et pouvant glis-