ESTAMPAGE DES PLAQUES EN OR
on la réduit avec des ciseaux ou bien à l’aide d’une lime. Lorsque au contraire la plaque est trop petite, il n’y a guère d’autre ressource que de recommencer l’opération avec une autre plaque. On soude au besoin les fissures en rappoi'tant dans les interstices de petits morceaux de fil ou des déchets d’or.
Pour achever l’estampage et obtenir les moindres reliefs, on se sert de bouterolles d’acier ou de cuivre ; cette manœuvre entraîne une certaine déformation de la plaque, et il ne faut pas négliger de la recuire pour Pestamper encore une fois.
On termine ensuite la plaque en ajustant ses bords à la lime, de telle sorte qu’elle s’adapte exactement sur le modèle de plâtre ou de métal de Spence. Le collet des dents demande surtout beaucoup d’atten tion ; une trop grande diminution à ce niveau constitue un espace nuisible entre la dent et la gencive et favoriserait par la suite la rétention des particules alimen taires ou la formation de bourrelets
Sivaux.Il arrive )is que la plaque bascule légère- Fig. 283. — Plaque en or achevée par raentsur le modèle : ““e supérieure partielle,
en ce cas il faut refaire à nouveau le moule et le contre-moule. Cependant ce dernier peut être à lui seul la cause de ce défaut dans l’estampage et il suffit alors de couler un auti-e plomb. La fig. 283 reproduit après estampage la plaque d’un areil partiel de la mâchoire supérieure, est plus difficile de confectionner une plaque pour la mâchoire inférieure lorsque les dents antérieures existent encore. On découpera deux plaques au lieu d’une ; la première (en or à20 carats) plus malléable et estampée directement dépassera la seconde (qui est à 18 carats) de (juelques millimètres. Chacune d’elles présente une épaisseur de 3 à 4 dixièmes de millimètre, de telle sorte
que l’appareil est très résistant (fig. 284, a, plaque inférieure plus grande, b, plaque supérieure plus petite). Lorsque les deux plaques sont ajustées, on les soude
Fig. 284. — Double plaque en or achevée par une pièce inférieure partielle.
intimement l’une sur l’autre en déposant des paillons de soudure et du borax sur les bords à leur point de jonction. Il va sans dire que pendant cette opération, les plaques
Fig. 283. — Succion dans une plaque de métal.
seront maintenues en bonne position, soit au moyen d’une ligature, soit au moyen de clamps.
La technique est la même lorsqu’il s’agit d’un appareil