RÉPARATIONS
et soudées ; les autres sont fixées sur la plaque avec du caoutchouc.
AfOnage de la pièce en or.
Pour enlever le borax et les autres impuretés qui se trouvent sur la plaque, on la plonge pendant deux ou trois minutes dans une solution chaude d’acide chlorhydrique à 50 0/0. On la lave aussitôt après, puis on lime et on polit tous les points où se trouve la soudure. Cette opération s’accomplit plus rapidement à l’aide de meules en corindon montées sur un tour. On frotte ensuite toute la surface de la plaque avec un petit morceau de bois et de la pierre ponce pulvérisée, ou bien encore avec du papier de verre. Lorsqu’il n’y a plus trace de rugosité, on polit de la même façon que pour les pièces en caoutchouc, d’abord avec des cônes de feutre et de la poudre de ponce délayée dans de l’eau, puis avec des brosses et de la pâte de craie. On termine par un lavage et un dernier passage de la pièce sous une brosse douce avec un peu de rouge de Paris. Toutefois si l’appareil comporte également du caoutchouc, il faut éviter l’échauffement qui risque de détacher celui-ci.
Quelques praticiens dorent l’appareil en dernier lieu, mais j’avoue que l’utilité ne m’en paraît pas bien établie.
Pose de l’appareil en or.
La pose d’un appareil en or ne diffère pas de celle des pièces en caoutchouc : toutefois la plaque est beaucoup plus mince et supporte moins aisément la lime. Si l’ajustage est défectueux, soit sur les dents, soit sur la mâchoire, il faut en rechercher soigneusement la cause : souvent il s’agit d’une racine qui fait une nouvelle saillie. En pliant et courbant l’appareil hors de propos, on ne réussit presque toujours qu’à le rendre absolument inutilisable.
Réparations.
Lorsqu’une plaque en or est fendue, on la met dans
du plâtre de façon à pouvoir la souder avec de l’or à 18 carats.
S’il s’ag'it de remettre un anneau, on portera la plaque sur le modèle : avec une lime on enlève un peu de métal tout autour de la dent, afin que le nouveau crochet trouve aisément sa place. Après avoir ajusté celui-ci, on le fixe avec de la cire, puis on retire le tout du modèle et on porte dans du plâtre pour opérer la soudure.
Dans le cas d’une dent plate à remplacer, on enlève d’abord la Gontreplaque : après meulag'e et ajustage de la nouvelle dent dans la bouche ou sur un modèle, on fixe la porcelaine sur la plaque avec de la cire. Le tout est porté dans du plâtre puis on retire la dent, pour la blinder et on la soude d’après la technique habituelle.
Une dent à tube ne nécessite nas la mise en révêtement. Ce genre de réparation est d’ailleurs assez fréquent, mais il suffit de meuler une nouvelle dent à tube de façon à ce qu’elle s’adapte exactement sur la plaque et le pivot' tout en respectant l’articulation. On la fixe ensuite avec du soufre ou du ciment au phosphate de zinc.
11 est plus rare d’avoir à réparer une couronne en or dont la face triturante est trouée : on enlève toutes les impuretés qui ont pu y pénétrer, puis on enfonce dans l’ouverture un petit cylindre d’or, et l’on soude avec un peu de borax et un paillon de soudure. Il est bon dans ce cas de recouvrir le reste de la couronne avec du plâtre si l’on veut éviter de faire fondre toutes les autres, soudures : un simple enduit fait avec de la pâte de craie suffit d’ailleurs presque toujours à préserver les parties voisines de la flamme.
Lorsqu’une dent soudée vient à se briser sur un appareil qui comporte également du caoutchouc, la réparation en est plus compliquée. Il va sans dire que l’on devra enlever tout le caoutchouc avant d’opérer la soudure ; on vulcanise ensuite à nouveau. Si la dent se trouve fixée avec du caoutchouc, on la remplacera comme s’il s’agissait d’une pièce neuve.
Il arrive souvent que l’on nous apporte à réparer des pièces construites par des confrères sans pouvoir nous indiquer le titre de la soudure. En ce cas nous employons toujours la soudure à 14 carats, en ayant soin de plonger un moment celle-ci dans le mercure afin de la rendre plus fusible. Malgré cette précaution, il est bon de décliner toute responsabilité vis-à-vis du patient.