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RÈGLES POUR LES APPAREILS DE REDRESSEMENT

posent sur lés dents les plus résistantes. On peut également trouver dans le commerce des coiffes analogues, établies d’après la méthode de Knapp, Angle, Patrick ou Brunzlow; souvent encore on place des couronnes en métal, soit sur une dent isolée, soit sur plusieurs dents contiguës de façon à s’en servir comme point d’appui pour exercer une traction plus ou moins forte dans la direction voulue ; personnellement nous avons presque tou jours recours aux c ouronnes en or : lorsqu’elles sont scellées sur des dents robustes, on possèdedes pointsd’appui extrêmement résistants. On peut en outre rehausser suffisamment l’articulation pour repousser les dents autant qu’il est nécessaire. L’aspect en est satisfaisant, le port nullement désagréable, et leur application protège les dents contre la carie, pendant toute la durée du traitement. Tous ces avantages ne se rencontrent guère avec l’emploi des anneaux ou des bandages.

Les parties mobiles sont les dents qu’il s’agit de redresser, mais dans la pratique, il est rare qu’on fasse porter directement sur elles l’effort de l’appareil. On les protège par des anneaux, des couronnes, des crochets, des plaquettes, etc., et les pièces intermédiaires dont l’emploi reste facultatif représentent alors les parties mobiles.

La pièce qui assure l’écartement de l’appareil est absolument indispensable : ce n’est que lorsqu’on emploie les plans inclinés que l’on n’a pas à s’en préoccuper, car l’effort de la mastication agit alors lui-même sur la dent. Les moyens dontnous disposons pour exercer une traction ou bien une pression artificielle sont représentés par le caoutchouc, les fils métalliques, les vis et les coins de bois. Le caoutchouc s’emploie sous forme de bandes, de morceaux de digue et d’anneaux. J’estime que ces derniers sont préférables, car on peut leur donner l’épaisseur voulue, en les taillant dans cfu caoutchouc noir. Les fils métalliques sont en acier (cordes de piano) ou en or. L’usage des premiers est recommandé par Coffin et Warnekros, tandis que Sternfeld et bien d’autres se servent des seconds de préférence. Pour nous, nous avons toujours employé des fils d’or à 14 carats dont la force élastique est assez considérable. On relie ce fil à une plaque de caoutchouc ou de métal, ou bien encore à une coiffe, ou à une couronne en or, de telle sorte que l’extrémité libre vienne exercer une pression ou une traction sur les dents qu’il s’agit de re-

dresser. La soudure est un mauvais procédé, car la cha leur nécessaire à cette opération fait perdre à l’or une partie de son élasticité : le ressort se trouve dès lors affaibli et il est difficile de lui donner la courbure nécessaire. Aussi avons-nous adoptéun système qui permet de retirer le ressort : l’extrémité du fil pénètre à frottement dans une douille soudée sur la couronne. Les vis sont relativement faciles à poser, grâce à un outillage particulier : celle de Jack que l’on trouve chez tous les fournisseurs est une des plus pratiques. Holmes, Lée, et Bennett lui ont d’ailleurs apporté de notables perfectionnements. Les coins de bois sont employés plus rarement. On les introduit entre deux dents, derrière une plaque, ou bien on les engage à force dans des anneaux solidement fixés, afin qu’en se gonflant au contact des liquides buccaux ils exercent une pression convenable-

Pour faire mieux comprendre nos explications, nous renverrons à lafig. 309 qui représente l’appareil de redresa c b

Fig. 309. — Appareil de redressement de Liebermann.

sement de Liebermann. La coiffe a, fortement scellée sur le premier modèle , est la partie fixe; la plaquette b, la partie mobile, tandis que la vis c représente la pièce qui sert à la mobilisation.

La manière de fixer l’appareil dans la bouche dépend entièrement de la structure de la partie fixe. Les plaques tiennent par des crochets, ou bien recouvrent plusieurs dents et adhèrent ainsi au maxillaire. Les anneaux sont scellés au moyen de gutta-percha ou de ciment. On peut encore les serrer fortement contre le collet à l’aide d une vis. Les coiffes et les couronnes sont maintenues avec de la gutta-percha légèrement chauffée. Le ciment assure beaucoup plus de solidité, mais exige avant son emploi un des-

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