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Vaginofixation utérine (Duhrssen et Matkenrodt

Si l'utérus rétrofléchi est mobile et cependant ne peut être maintenu en anléflexion par un pessaire, il est indiqué de pratiquer une uléro-fixation antérieure. On peut, par exemple, fixer la paroi utérine antérieure à la plaie vaginale.

Un procédé de fixation très solide consisterait évidemment à créer une plaie du paramétrium antérieur, et à laisser la cicatrisation de cette plaie se faire en avant du col. On aurait de la sorte un fort lien fibreux : mais ce procédé expose à des difficultés dans l'accouchement, et ne doit être employé que chez des femmes approchant de la ménopause.

Il est important, en pratiquant la vagino-fixation, de ne pas placer les fils près du fond de l'utérus, car l'expérience a prouvé que des sutures portant sur celte région peuvent, dans une grossesse ultérieure, empêcher le développement de la paroi utérine antérieure. Il peut en résulter soit l'avortement, soit une hypertension de la paroi postérieure faisant obstacle à la dilatation de l'orifice utérin et nécessitant des incisions sur le col, ou même l'opération césarienne. La fixation ne se fera donc que sur des femmes déjà mûres, etsous le couvert des précautions énoncées. Toutefois, et malgré tous les soins, il faut savoir qu'il peut se former des cloisonnements étendus du cul de sac vésico-uiérin, renversant en bas et en avant le fond de la matrice. Aussi, même chez des femmes âgées, est-il préférable de recourir au raccourcissement des ligaments ronds, suivant la méthode d'Alexander, ou à la ventrofixation.

Après avoir ouvert le cul de sac vésico-utérin (fig. 34 et pi. XVII et XXIV), et avoir saisi les lèvres péritonéales, l'utérus est ramené en avant, en détruisant la rétroflexion. A cet effet, on exerce d'abord une traction sur la pince plac ée sur le museau de tanche, avec propulsion consécutive

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