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C. — CAISSE DU TYMPAN

Les principales causes étiologiques des traumatismes du tympan et de la caisse sont les suivantes :

1° Blessure directe (par exemple brûlure, cure-oreille, embout de seringue); dans ces cas il existe généralement une perforation dans la moitié postérieure du tympan et comme en même temps il y a infection, le traumatisme se complique d’une otite aiguë suppurée.

2° Propagation des fissures du conduit auditif : il y a alors souvent perforation delà membrane de Shrapnell suivie de suppuration et de méningite; quand la guérison se produit il persiste des adhérences.

3» Condensation brusque de l'air dans le conduit (gifle, détonation, explosion, douche d’air) ou raréfaction de l'air (baiser, travail dans les caissons). C’est la cause la plus fréquente. La rupture traumatique du tympan est facilitée

par l’amincissement de la membrane et le rétrécissement de la trompe qui empêche l’issue de l’air dans l’espace nasopharyngien.

Au point de vue symptomatique, la perforation traumatique se traduit par un bruit qui retentit brusquement dans l’oreille, de la douleur, du vertige et parfois des bourdonnements, une légère hémorragie (hématotympan). A l’examen otoscopique, on trouve une perforation ovalaire plus rarement arrondie siégeant dans la moitié postérieure du tympan, du côté gauche le plus souvent; les bords sont irréguliers, sanguinolents, parfois décollés; très rarement on constate une déchirure linéaire n’intéressant seulement que l’épiderme et le derme. Tout autour de la perforation de petites hémorragies infiltrent le tympan. Celui-ci présente un aspect grisâtre et à travers la perforation on aperçoit quelquefois la muqueuse jaunâtre de la caisse (planche 38,5, 16). Le Yalsalva passe largement. Le traumatisme de la caisse s’accompagne de légers troubles auditifs : Rinne partiellement négatif, Weber latéralisé dans l’oreille malade, Schwabach normal ou prolongé.

Au point de vue de l’évolution, il faut distinguer :

1. Les ruptures simples de la membrane du tympan, non compliquées, qui guérissent en quatre à six semaines par occlusion cicatricielle et n’entraînent aucun trouble de l’audition.

2. Les ruptures du tympan, compliquées : a) de lésions de la caisse et de son contenu. Dans ce cas le manche du marteau et les autres osselets peuvent se fracturer, l’épanchement sanguin intratympanique est abondant et peut soit se résorber spontanément, soit devenir purulent et provoquer une otite aiguë suppurée ; — b) de traumatismes concomitants du labyrinthe. Ils peuvent déterminer des hémorragies dans le nerf auditif, les rampes et provoquer une surdité plus ou moins grave avec bourdonnements violents plus ou moins persistants; — c) de commotion labyrinthique ; celleci se produit si la membrane tympanique n’est pas blessée, quand toute la force de l’air comprimé dans le conduit n’agit que sur l’oreille interne (Politzer).

TRAUMATISMES DE L’OREILLE

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