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TROUBLES DE SÉCRÉTION. CÉRUMEN

Etiologie. — La sécrétion des glandes du conduit peut être : a ) augmentée quand y il a une hypersécrétion des glandes cérumineuses, à la suite d’hyperémie (eczéma, otite moyenne, fréquents lavages de l’oreille), d’où formation d’un bouchon de cérumen ; b) diminuée quand les glandes sont atrophiées, dans les troubles trophiques, par exemple dans l’ankylosé de l’étrier.

Marche et symptômes. — Plusieurs cas :

a) S’il y a diminution de la sécrétion glandulaire, il

existe dans le conduit de petites lamelles blanchâtres qui sont expulsées au lieu de cérumen mou et brunâtre.

b) Quand il y a absence de sécrétion, la peau du conduit est sèche, squameuse et prurigineuse.

c) Quand il y a hypersécrétion, il se forme un bouchon de cérumen. Chez les petits enfants le cérumen est parfois liquide, analogue au pus, fétide, et devra être différencié d’avec une suppuration de l’oreille moyenne. Chez l’adulte, on trouve le plus souvent une obstruction du conduit auditif par des bouchons cérumineux bruns et mous, ou durs comme de la pierre, mélangés de lambeaux épidermiques et de poils. Ils peuvent être volumineux et remplir le conduit; ils contiennent des cristaux de cholestérine, des microorganismes pathogènes, parfois de petits corps étrangers, de la chaux (otolithes).

Gomme symptômes locaux, les bouchons de cérumen déterminent ordinairement une surdité subite lorsque le conduit auditif est complètement obstrué par le gonflement du bouchon, après un bain par exemple ou l’introduction d’eau dans l’oreille. La compression du tympan provoque des bourdonnements. S’il existe en même temps une otite moyenne suppurée, ils peuvent causer une rétention purulente avec phénomènes d’irritation méningée. On a même vu des troubles généraux survenir du fait de la présence d’un cérumen : névralgie, vertige, épilepsie. Il faut donc être réservé pour le pronostic, surtout s’il y a eu des antécédents auriculaires.

Traitement. — A ce point de vue, deux cas se présentent :

a) Le bouchon est mou ; on donne au malade un bain tiède d’oreille avec de l’eau oxygénée, puis on fait un lavage; si le bouchon fait quelque difficulté pour sortir, on le mobilise au besoin avec un stylet et on le soulève avec un cureoreille.

b ) Le bouchon est dur ; on le ramollit alors pendant trois jours, matin et soir, avec une demi-cuillerée à café tiède du mélange suivant :

3 grammes, âa 20 grammes.

Carbonate de soude ,

Glycérine .

Eau .

152 PATHOLOGIE ET THERAPEUTIQUE

puis on fait un lavage qui entraîne le cérumen. Le bouchon enlevé on constate parfois qu’il est contenu dans une sorte de gangue épidermique; la paroi du conduit adjacente est squameuse, parfois excoriée par places, recouverte de granulations et de sécrétions. On fait alors une insufflation de poudre d’acide borique et on obture le conduit avec un petit tampon d’ouate jusqu’au soir. Après l’ablation il apparaît parfois des bourdonnements, du vertige et de l’hyperesthésie. Deux jours après seulement on pourra faire l’examen définitif de l’audition. Dans les cas de bouchons de cérumen récidivants on instillera avec succès pendant un mois de la glycérine boriquée dans l’oreille.

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