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Otites simples, non compliquées

A. Localement. — L’ouverture artificielle du tympan, c’est-à-dire la paracentèse doit toujours prévenir la perforation spontanée ; quand celle-ci s’est produite, mais d’une manière insuffisante, il faut l’agrandir. Faites-la donc, immédiatement, le plus large possible, au point saillant, ou de préférence au lieu d’élection dans le quart postéro-inférieur.

Ses indications. — Si la température dépasse 38°;

Si les douleurs sont très violentes, n’eussent-elles duré qu’une nuit, et si elles ont déterminé de l’insomnie;

Si l’apophyse mastoïde esttuméfiée ou sensible à la pression;

Si le tympan est fortement bombé ;

S’il y a des phénomènes d’irritation méningée;

Enfin si l’otite aiguë est apparue au cours d’exanthèmes aigus, même sans manifestations bruyantes.

Avantages. — Une paracentèse prématurée est inoffensive; des paracentèses répétées, en cas de fermeture précoce du tympan, sont parfois nécessaires. Quand elle est faite en temps utile, elle offre deux avantages : a) elle abrège la marche et la durée de l’otite (lorsqu’en effet on laisse la perforation se produire spontanément, le tympan est détruit sur une plus grande étendue; b) elle supprime le danger et diminue la gravité des lésions (le passage du pus dans la cavité crânienne est rendu plus difficile; cependant il faut savoir qu’il est des cas où une complication intracrânienne peut débuter même avant la perforation spontanée du tympan).

Soins consécutifs. — a) Si la suppuration est peu abondante, le médecin lui- même chaque jour nettoie le conduit avec des porte-cotons stérilisés, introduit ensuite une petite lanière de gaze aseptique et ferme le méat.

b) Lorsque le pus est abondant, les pansements seront confiés au malade qui tamponnera l’oreille toutes les heures avec des tampons d’ouate stérilisés et fermera le méat avec de l’ouate; si le pus s’écoule en grande quantité on fera prendre toutes les trois heures des bains d’oreille avec une solution aqueuse d’eau oxygénée; lorsque enfin l’écoulement est profus et reste fétide malgré les bains d’oreille, on prescrira des lavages mais avec une asepsie rigoureuse de la part du médecin et des malades : à eux, on confiera les petites poires de caoutchouc de Lucae ou un bock à irrigation, le médecin injectera avec la seringue. Quand la suppuration tendra à diminuer on fera des insufflations avec la poudre d’acide borique et par-dessus un pansement occlusif, qu’on changera tous les jours.

c ) Quand les douleurs sont très intenses on instille dans le conduit auditif de la glycérine phéniquée à 5 ou 10 p. 100, aussitôt après le lavage d’oreille. Après leur disparition

on commencera à donner la douche d’air de Politzer. Et lorsque enfin toute suppuration aura cessé on fermera l’oreille pendant les six semaines consécutives en recommandant au malade d’éviter tout refroidissement.

B. Soins généraux. — Repos au lit ou à la chambre, engager le malade à se coucher sur l’oreille malade, émissions sanguines, purgatifs, sulfonal contre l’insomnie (1 gramme), phénacétine contre la douleur (50 centigrammes); traiter le nez et la gorge.

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