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DU SINUS LATÉRAL

Causes .

Otorrhée chronique.

Otite aiguë.

'Ni lésions osseuses, ni

Lésions. . . .

Lésions osseuses, abcès

J extra-dural fréquent, dé- j

| dénudation du sinus.

nudation du sinus.

Symptômes. . <

' Signes de mastoïdite et' j de phlébite de la jugu-j

) Rarement symptômes j apophysaires.

Métastases. . }

Fréquentes. Pulmonaires.

Plus rares. Articulaires

et périphériques.

Pronostic . . .

Grave : la mort est pres¬

Guérison très fréquen-

que la règle.

Paracentèse d’abord.

Traitement. . .<

) jugulaire, ligature de la

. veine, curettage du sinus.

Au point de vue du traitement de la pyémie otiquê sans thrombo-phlébite, voici comme nous le comprenons.

1° Étant donné une pyémie otique survenant dans le cours d’une otite aiguë, sans localisation mastoïdienne, sans symptômes infectieux graves, faire un traitement purement otologique en assurant le drainage de la caisse par des paracentèses. Soigner l’état général : quinine, alcool, bains froids.

2° Si la même pyémie s’accompagne de mastoïdite, ouvrir l’apophyse et dénuder le sinus pour l’explorer.

3° Enfin si la pyémie évolue sans réaction apophysaire,. mais à grand fracas, avec signes de grande infection, ne pas hésiter à ouvrir l’antre; s’il est sain, aller quand même au sinus, car il peut exister une sinusite sans mastoïdite. Faire suivre la dénudation d’une ponction. Deux cas se

présentent alors : a) l’aiguille ramène du sang, c’est que lè sinus est libre, il ne reste qu’à tamponner; b) l’aiguille ramène du pus ou bien la ponction est blanche, cç qui indique qu’il y a phlébite ou que le sinus est thrombosé, dans ce cas il faut lier la jugulaire et ouvrir ensuite le sinus latéral.

Les abcès métastatiques seront ouverts chirurgicalement et le traitement général de toute septicémie sera appliqué.

b) Forme endo-crânienne. — Nous avons observé les deux formes de pyémie que nous venons de décrire, c’està-dire l’une (forme classique) qui apparaît au cours d’une ancienne otorrhée se compliquant à un moment donné de mastoïdite, avec abcès périsinusal et thrombo-phlébite du sinus, l’autre (forme de Kôrner) survenant pendant une otite aiguë avec ou sans mastoïdite et qui guérit par des paracentèses ou la , simple trépanation. Mais il existe des lésions périsinusales très nettes qui peuvent déterminer une véritable septicémie auriculaire sans altérations endosinusales, sans thrombo-phlébite par conséquent et qui constituent une variété de pyémie analogue à celle décrite par Kôrner.

Nous avons été amené à constater au voisinage du sinus latéral deux lésions différentes provoquant la pyémie otogène : a ) tantôt, et c’est une observation assez fréquente, constatée du reste par tous les auteurs, il existe dans la gouttière sigmoïde, un abcès extra-dural entourant la paroi externe du sinus en dehors; ce foyer de suppuration juxta-pariétal, que l’on rencontre aussi bien dans les mastoïdites aiguës que dans les mastoïdites chroniques, parfois très limité, peut par son contact intime avec le sinus déterminer le tableau symptomatique de la pyémie. En pareil cas, la trépanation mastoïdienne suivie de l’ouverture large de la loge sigmoïde et de l’évacuation du foyer suffisent à guérir le malade; à) tantôt — qu’il existe ou non une mastoïdite — , on à constaté chez le malade des symptômes caractéristiques d’infection purulente que rien n’expliquait, et c’est une trouvaille d’autopsie qui vient éclairer la pathogénie des accidents observés pendant la vie. Lorsqu’on a en effet enlevé le cervelet de sa loge, on remarque des pla-

COMPLICATIONS INTRACRANIENNES DES OTITES 279

ques de méningite purulente, engainant le sinus, tapissant sa paroi endo-crânienne, sur une longueur plus ou moins grande et on est tout surpris à l’incision du canal veineux de trouver une paroi interne macroscopiquement intacte. Nous avons rencontré cette lésion, il n’y avait pas d’abcès extra-dural et manifestement les accidents de septicémie étaient dus à la leptoméningite purulente engainant le sinus dans la loge cérébelleuse. Chez ces malades, otorrhéiques anciens avec ou sans mastoïdite, il n’y avait aucune fongosité ni abcès périsinusal, les symptômes étaient ceux d’une méningite de la base, entrecoupés par intervalles de frissons intenses, avec température élevée et grandes oscillations ; ce fut seulement l’autopsie qui révéla la véritable cause des accidents pyémiques. En pareil cas, le diagnostic est impossible.

Il y a donc, à côté de la forme de pyémie exo-crdnienne , en quelque sorte, due à une suppuration de la caisse et de l’apophyse, une forme endo-crânienne dans laquelle les accidents septico-pyémiques sont provoqués par une péricérébellite suppurée.

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