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ÉMAIL OU SUBSTANCE VITRÉE

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Fig. SG. — Stries parallèles de Retzius se continuant clans les périkymaties de l’émail (Coupe longitudinale de l’émail).

matique moins calcifiée. La courbure de contour aide également à leur formation. J’ai observé que dans toute la série animale la présence des stries de contour était liée à l’existence des périkymaties. Il n’y a pas de stries parallèles sans stries de l’émail (fig. 36). Comme les périkymaties, ces stries semblent être le résultat de dépôts successifs de l’émail. Zsigmondy m’a montré des préparations dans lesquelles desnypoplasi.es de l’émail sont constamment en rapport avec ces stries de contours, ce qui parle fortement en faveur de l’opinion ci-dessus exprimée.

Les stries fibrillaires de Schreger sont des bandelettes alternativement claires et foncées qui sont disposées en intervalles réguliers

dans l’intérieur de l’émail de façon à lui donner une apparence striée (fig. 37). Il no s’agit cependant pas de coloration proprement dite, car, ainsi que l’a démontr'é Czermack, si on fait tourner de 180° le plan de la lumière polarisée, les bandelettes claires demeurent foncées et viceversa. Elles seraient formées, suivant l’opinion de Linderer , à laquelle s’associent Kœlliker et v. Ebner par une torsion alternante des faisceaux prismatiques. Chez les carnivores on peut apercevoir les signes de Sclireger à travers l’émail intact.

J’ai appelé du nom do Zonies

1m ail aie stries ? dé ( voir % f 8 ) des dessins c I ui . s ’ a - Schreger (coupe longi- perçoivent avec un grossissctudinale, éclairage ver■ ment plus fort sur une coupe tical). longitudinale de dent. Ce sont

HISTOLOGIE

fout simplement des coupes transversales des faisceaux prismatiques sectionnés au niveau d’une de leurs cou dures. J’appelle Parcizonies des coupes obliques de ces mômes faisceaux qui alternentordinairementavec les précédentes auxquelles je réserve l’appellation de Diazonies. Von Ebner (1).

a examiné ces figures et s’est convaincu que l’orb gine était bien celle que j’avais décrite et qu’elles n’ont rien à voir avec les stries de Schreger.

Chez certains animaux, les carnassiers et les rongeurs par exemple, les dispositions sont beaucoup plus faciles à voir que chez l’homme et l’incisive de l’écureuil mon tre un exemple classique de la disposition des zonies. Chaque zonie est formée ici d’une seule rangée de pi'ismes, ainsi que cela a été démontré par J. Tomes. La disposition des zonies est tellement caractéristique pour certaines classes d’animaux, quelle peut être employée comme moyen de diagnostic dans des déterminations phylogénétiques.

D’après v. Bibra la composition chimique de l’émail est la suivante :

Phosphate de chaux.. 89.82

Carbonate de chaux.4.37

Fluorure de chaux.traces

Phosphate de magnésie.1.34

Sels.0.88

Cartilage. 3.39

Graisse.0 20

Soit 96.51 0/0 de substances minérales et 3.59 0/0 de substances organiques.

Fig. 38. — Zonies de l’émail ; a, Diazonies ; b, parazonies ( coupe longitudinale).

(1; Voir Ebner, Kœlliker’s Handbuck der Gewebelehre, 1899,

CÉMENT

Cément (substance osseuse des dents).

Le cément est le moins dur des tissus calcifiés des dents; il ressemble par cela ainsi que par sa constitution histologique au tissu osseux.

Son épaisseur diminue graduellement en allant de l’apex de la racine vers la couronne. Il dépasse môme le collet et s’étend en couche très mince sur l’émail. Chez certains animaux, les ungulates et les rodantes, il recouvre môme, sous le-nom de cément coronaire, la couronne des molaires.

La structure du cément semble différente dans les couches minces et dans les couches plus épaisses ; dans

les premières, il présente sur .

les coupes une apparence „ ..

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la dentiné et le. cément; cément avec corpuscules du cément et fibres de Sharpey dirigées obliquement à la surface ; les lignes circulaires indiquent la structure lamelleuse du cément.

mais si on le décalcifie et qu’on le décolore, on remarque des faisceaux perpendiculaires à la surface, semblables à des fibres de Sharpey.

Des fibres analogues se trouvent dans l’épaisseur des

couches plus épaisses ; il s’y trouve aussi des corpuscules du cément, qui ne se distinguent des corpuscules osseux que par des prolongements plus longs (fig. 39). Les prolongements des corpuscules- voisins s’anastomosent en formant ainsi dans toute la masse du cément un plexus canaliculaireininterrompu.D’aprèsÜaede7fer ce système se trouverait en communication ouverte avec la dentine.

La structure lamelleuse, orientée parallèlement à la surface de la couche de cément nous confirme dans l’opinion qu’il s’agit bien là de tissu osseux. Les canaux de Havers manquent cependant dans lecément à l’état jeune;

HISTOLOGIE

on ne les trouve que comme manifestation sénile ainsi que dans les hypertrophies du cément.

D’après v. Bibra, la constitution du cément est la suivante :

Phosphate de chaux.58.73

Carbonate de chaux.7 22

Phosphate de magnésie.0.99

Sels.0.82

Cartilage . .31.31

Graisse,. ... . . 0.93

Fluorure de chaux.traces

Soit 67.76 0/0 de substances minérales et 32.24 0/0 de substances organiques.

Pulpe dentaire (Planche YI).

La cavité de la dent est remplie entièrement par la pulpe ; celle-ci n’est que le reste, fortement modifié, de la papille dentaire, qui, pendant l’évolution, sécrète la dentine. On divise la pulpe en pulpe de la couronne, qui reproduit en petit la forme de la couronne, et en pulpe radiculaire qui se trouve dans le canal radiculaire.

La couleur de la pulpe fraîche, à l’état sain, est blanchâtre ou rosée ; si on l’exprime, on obtient une goutte de liquide fermentescible à l’air.

Histologiquement, la pulpe se compose d’un tissu gélatineux (voir pl. VI, fig. 1,2,3 et4et pl. VII et VIII, fig. 1) qui est cependant très différent de celui du cordon ombilical en ce qu’il ne contient pas de fibres conjonctives libres. Elle est formée d’une substance fondamentale gélatinoïde dans laquelle on trouve de petites fibrilles assez lâchement disposées et se croisant en tous sens, fibrilles colloïdes de v. Ebner. D’après mon observation personnelle il se trouve quatre formes différentes de cellules : 1° des cellules polygonales ramifiées, les plus nombreuses ; leurs prolongements pouvant être simples ou ramifiés et anastomosés avec les prolongements des cellules voisines ; 2° des cellules rondes particulièrement nombreuses dans les pulpes jeunes (pl. VI, fig. 2 à) ; 3° des cellules conjonctives fusiformes, situées le long des vaisseaux et des nerfs (pl. VI, fig. 2 b) accompagnées de fibres conjonctives, rangées seulement le long des vaisseaux et des nerfs et leur servant de soutien (il n’y en a pas de plus élastiques dans la pulpe dentaire) ;

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