PRINCIPALES ADDITIONS DU D' CHOMPRET
Anatomie des formes. — La langue, '18.
Anatomie spèciale des dents. — Articulation dentaire, 47.
Physiologie. — Folliculite expulsive(Capdepont), 72. — Accidents de dentition, 75 —Résorption des dents de lait, 81.
Action pathogène des bactéries. — Grippe dentaire, 94.
Bactériologie. — Leptothrix racemosa, 97. — Spirilles et bacilles fusiformes, 97.
Maladies de labouche. — Stomatite ulcéreuse, 99. —Lésions traumatiques et leucoplasie, 103. — Stomatite diphtéroïde impétigineuse (Sevestre et Gastou), 105. — Infections des glandes salivaires aiguës et chroniques, 110. — Adénites péribuccales, 112. — Syphilis, 116. — Tuberculose, 125.
Tumeurs buccales. — Kystes et débris épithéliaux de Malassez, 129.
Fractures des maxillaires. — Fractures spontanées, 145. — Fractures secondaires, 146. — Traitement des fractures du maxillaire inférieur (Martin), 152.
Troubles tropho-infectieux. - Tableau des troubles trophoinfectieux buccaux, 156.—Tableau des troubles tropho-infectieux d’origine buccale, 157. — Nécrose tropho-infectieuse du maxillaire, 157. — Pyorrhée alvéolaire, 162. — Tic douloureux de la face, 166. — Paralysie faciale (Rodier), 168. — Pelade (Jacquet), 169.
Empyéme du sinus maxillaire. — Diagnostic des sinusites, 175. — Cure radicale des sinusites, 178.
Fissures de la face. — Opération de Brophy, 188. — Obturateur de Martin, 190.
Anomalies desdents et des maxillaires . —Palhogénie des anomalies buccales, 193. — Anomalies numériques dentaires, 199. — Occlusion en arc, 203. — Appareils de redressement (Robin), 208; (Gaillard), 209 ; Martinier), 211.
Dépôts dentaires. — Pathogénie, 214.
Lacunes congénitales de la substance dure des dents. — Dent d’Hutchinson, 219.
Pertes de substances acquises de la substance dure des dents.
— Pathogénie des lacunes cunéiformes (Michaëls), 226. — Abrasion totale, 227. — Carie dentaire et état général, 230.
Maladies de la membrane pèri-radiculaire. — Rhumatisme alvéolo-dentaire, 305.— Marche des.abcès, 313.
Extraction des dents. — Extraction des dents de six ans, 317.
— Déchaussement de la dent, 320. — Extraction des racines,
Anesthésie. — Eucaïne et stovaïne, 341. — Chlorure d'éthyle et somnoforme, 345.
Chez tous les mammifères, les dents naissent de la muqueuse buccale; pendant le développement ultérieur, les procès alvéolaires des maxillaires supérieurs et inférieurs croissent autour des dents, de telle sorte que cellesci sont en connexion interne avec le crâne, sans jamais leur être entièrement unies ; il existe en effet toujours du tissu conjonctif entre la racine et l’os.
Chez la plupart des mammifères, les dents se composent d’émail, de dentine et de cément ; elles sont creuses à l’intérieur et renferment la pulpe ou moelle dentaire.
L’émail est une substance dure qui recouvre généralement toute la couronne de la dent. Une exception se voit chez les rongeurs et les proboscidiens, dont les incisives n’ont que la face antérieure recouverte d’émail, et chez les édentés, chez lesquels l’émail n’arrive jamais à son complet développement.
La dentine forme la partie principale de la dent et se compose d’une masse solide entourant la pulpe; chez les édentés, seuls parmi les mammifères, la cavité pulpaire se trouve divisée en un système canaliculaire traversant toute la dentine qui, à la coupe, paraît perforée ( vaso-den fine).
La racine est en général recouverte d’une mince couche de cément, la plus molle des substances dentaires. Chez beaucoup de mammifères, notamment chez les herbivores, le cément empiète sur la couronne.
Quand la couronne est basse, il y a généralement des racines nettes, dans le foramen apical desqiielles pénètre la pulpe; ces dents portent le nom de brachyodOntës. Si la Preiswerk. — Maladies des dents. 1
dent est haute, de forme cylindrique, et à canal radiculaire ouvert, elle est hijpselodonle. La dent humaine est un exemple du premier cas (fig. 1, a), celle du cheval du deuxième (fig. 1, b).
Suivant sa fonction physiologique, la dentition prend un caractère spécial. -
Le manque complet des dents n’existe que lorsque la division des aliments n’est pas nécessaire, chez les cétacés, les fourmiliers, par exemple. Si les dents n’ont pour fonction que de saisir et de maintenir les aliments, elles sont simples et égalés, c’est ce qu’on appelle 1 ’isodonlie (mammifères marins, certains cétacés et dauphins).
Mais la plupart des mammifères sont anisodontes , les dents étant différentes dans chaque partie de la Louche, suivant les fonctions qu’elles .
ont à remplir ; la partie antérieure saisit et déchire les aliments, c’est pourquoi les dents sont généralement coupantes, tandis que la partie postérieure sert à diviser les aliments', aussi ces dents possèdent-elles, chez la plupart des mammifères, de larges surfaces triturantes.
En dehors de la préhension de la nourriture, les dents ont encore, dans certains cas, d’autres fonctions. Ainsi les étalons ont des dents en crochet que les juments ne possèdent pas ; au moyen de ces dents, pendant la copulation, l’étalon saisit la cavale au niveau de la nuque. C’est également pour une fonction sexuelle que les cerfs musqués ont des canines fortement.procidontes-; c’est l’arme dont ils se servent dans les combats qu’ils se livrent pour la possession des biches ; chez le cerf commun, les canines disparaissent avec l’apparition des cornes, ces dernières devenant alors l’arme nécessaire pour leurs fonctions sexuelles. Les animaux lourds et pesants se, trouvent sou- , vent dans la nécessité d’écarter de leur route un obstacle que des animaux plus légers peuvent éviter ; c’est pourquoi ils possèdent de fortes défenses ainsi que cela se présente chez le mammouth, l’éléphant, le rhinocéros, le .morse, le
Fig. 1. — a. Typebràcliidonle (hoiu- ■ me) ; b, hypsélodonte(clievai).
narval mâle; chez celui-ci la défense sert aussi d’arme sexuelle.
Suivant les besoins, les incisives peuvent prendre les formes les plus diverses. Chez tous les rongeurs, ces dents s’allongent notablement, se recourbent tant soit peu et, pour être toujours aiguisées, ne sont recouvertes cl email que sur leur face externe ; les défenses de l’éléphant et du narval ne sont que dos incisives différenciées ; les porcs possèdent des incisives dirigées horizontalement en avant, disposition qui leur permet cle déterrer des racines; chez certains lémuriens, les incisives sont entaillées, ce qui leur permet de s’en servir pour leur toilette à la façon d’un peigne. Les sirènes sont caractérisées par leurs fortes incisives supérieures, au moyen desquelles elles peuvent arracher les plantes aquatiques nécessaires à leur nourriture.
En général quand les incisives se différencient considérablement, leur nombre total diminue : plusieurs probesridions n’ont pas d’incisives inférieures. Cette anômalic peut exister même sans q.u’il on soit ainsi ; les incisives supérieures manquent chez les ruminants, les clinothériums et les chalicotérides ; les incisives supérieures ainsi que les inférieures font défaut chez la plupart des édentés.
Les molaires se divisent en :
• 1. Sécodontes, dents avec des pointes et des arêtes aiguës (%. 2 ,«).