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RÉSORPTION DES DENTS DE LAIT

résorption de l’autre. L’apport donne à l’os sa longueur, son épaisseur et sa largeur, la résorption lui donne à l’extérieur sa forme et le creuse à l’intérieur des cavités les plus diverses et les plus nombreuses. D’après les travaux de u. Kœlliker, celte résorption est le fait de grandes cellules polynucléaires de forme très variable ; ce sont les ostéoclastes ci-dessus décrits et figurés. Tomes déjà avait vu ces cellules géantes lors de la résorption des racines dentaires, et il se demandait d’où elles pouvaient bien provenir.

D’après l’opinion de Virchow et de Rindfleisch, chaque ostéoclaste provient d’une cellule osseuse vivante, et Kassowitz également les considère comme un résidu du (issu osseux. Contre cette opinion, s’élèventdéjà, a priori, les processus de résorption des racines des dents de lait et des chevilles d’ivoire artificiellement implantées. Tillmanns a montré que ces dernières se résorbaient par des fossettes tout comme l’os vivant ; ce qui prouve que l’origine de ces phénomènes doit être recherchée en dehors de l’os. Plusieurs auteurs, entre autres Schwalle, Wegener et Pommer admettent que les ostéoclastes, ainsi que les ostéoblastes peuvent provenir d’autres cellules, et Kœlliker les considère comme des cellules conjonctives ordinaires, transformées pour Wegener. Enfin les ostéoclastes dériveraient- des cellules de la tunique adventice des vaisseaux qui ne sont en réalité que des cellules conjonctives.

Il peut donc se former des ostéoclastes'aux dépens de toutes les variétés de cellules du tissu conjonctif qui entoure la racine de la dent de lait, et ces ostéoclastes sont les causes immédiates de sa résorption. 11 n’en est pas moins vrai cependant, qu’ici, comme lors de la résorption physiologique accompagnant la croissance normale de l’os, il peut y avoir transformation d’ostéoblastes en ostéoclastes. Ces ostéoblastes existent déjà en assez grand nombre ainsi que le montre l’apposition d’os néoformé au niveau des lacunes de résorption.

[La plupart des théories précédentes attribuent à la dent permanente une action indispensable au sujet de la résorption des dents de lait ; or, nous possédons deux observations certaines qui viennent ruiner complètement cette manière de voir, et ouvrent un nouveau champ d’investigation aux recherches des savants.

Il s’agit de deux jeunes gens âgés de 1 i et la ans, nés de Preiswerk. — Maladies des dents. G

PHYSIOLOGIE

parents neuro-arthritiques, présentant eux-mêmes des stigmates de dégénérescence. Ces deux sujets ont l’un et l’autre 6 dents permanentes, deux incisives centrales supérieures anormalement écartées et les quatre premières grosses molaires. Leurs incisives et canines temporaires sont tombées spontanément ou ont été cueillies par nous, les racines entièrement résorbées. Leurs molaires temporaires subsistent en grande partie mais n’ont plus de solidité. Une série de radiographies nous permet de constater que ces molaires temporaires n’ont plus de racines et qu’il n existe ou sein du maxillaire aucune dent -permanente de remplacement.

Ces deux observations indiquent clairement que la dent permanente ou son follicule ne sont point les facteurs indispensables de la résorption des dents de lait. Nous pourrons donc en conclure de suite cc premier point, que la dent temporaire porte en elle-même Vélément de sa résorption ; quand je dis en elle-même, j’entends non seulement la dent mais aussi la pérident, tous les organes constitués au sein du maxillaire à la suite de l’invagination du bourgeon épithélial.

Capdepont, se basant sur les propriétés physiologiques et pathologiques des masses épithéliales incluses dans le maxillaire, attribue au réveil de leur activité les phénomènes qui déterminent ce travail de résorption des dents de lait. Nous adoptons absolument sa manière de voir car elle nous permet d’expliquer des faits aussi contradictoires que ceux que l’on observe couramment et que les cas relatés précédemment. Ces masses épithéliales paradentaires proliféreraient donc à un moment donné, soit spontanément par un phénomène d’hérédité, soit secondairement par suite de l’irritation produite par l’évolution de la dent permanente ; dans le premier cas, ces masses épithéliales débarrassées do toute influence étrangère se développeraient en suivant les fibres du ligament alvéolodentaire, selon la loi qui préside à la formation des kystes de même origine et exerceraient le maximum de leur action vers l’apex de la dent; dans le second cas, la résorption aurait lieu tout d’abord du côté de la poussée' de la dent permanente.

Si l’on m’objecte, dit Capdepont, que le fongus de résorption est tout entier conjonctif et qu’il n’y a pas de cellules épithéliales en contact avec la dont résoimée, je ré-

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