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ACTION PATHOGÈNE DES BACTÉRIES

déceler : du papier humide, préparé à l’acétate de plomb, noircit à son contact.

2° Les vapeurs puantes du mercaptane, reconnaissables en ce qu’elles peuvent tourner au vert l’acide sulfociatiniquc rouge ; elfes proviennent également des albuminoïdes.

3° L'acide carbonique, l'hydrogène et l’hydrogène carboné qui se produisent aux dépens des nitrates de carbone . et des graisses.

Action pathogène des bactéries.

Sont pathogènes les bactéries qui produisent des ferments et des produits de désassimilation nuisibles à l’organisme. D’après cette définition on devrait en réalité considérer comme pathogènes les germes mentionnés cidessus, puisqu’ils produisent des ferments, des gaz, des acides nuisibles pour la cavité buccale. Parmi les microbes pathogènes proprement dits, pour lesquels on a pu prouver la production de corps toxiques, il faut mentionner le bacilfe de la diphtérie, du tétanos, du choléra, le,s microbes pyogènes; pour d’autres cette preuve chimique n’a pu être faite et leur action est encore aujourd’hui inexpliquée, tels sont, par exemple, le bacille du charbon et le microbe du rouget des porcs.

Dans l'organisme humain en bonne santé, on n’a pas jusqu’ici trouvé de bactéries, sauf dans les ganglions lymphatiques ; différents indices tendent cependant à faire admettre qu’il existe des micro-organismes dans le torrent sanguin ; cela expliquerait les pulpites et les périostites secondaires qui surviennent souvent des mois ou des années après le traitement. Il est permis d’admettre que les dents, une fois atteintes par la - carie, constituent des loci minoris resistentiæ, au niveau desquels s’arrêtent et pullulent les microbes circulant dans les capillaires.

Comme il arrive parfois que la pulpe devient malade dans des dents complètement saines, ou peut même se gangréner entièrement, il semblerait qu’il pût y avoir des microorganismes dans la pulpe normale. Pour élucider cette question, je me décicfai à examiner une série de dents. Je me suis servi d’organes absolument sains, qui durent être enlevés pour des motifs spéciaux et j’ai employé la technique suivante :

La dent fraîchement extraite était lavée avec une solu-.

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tion chaude de carbonate de soude, séchée, puis nettoyée à l’éther et flambée, pour détruire les microbes superficiels. La dent était ensuite fendue dans le sens de la longueur avec.une pince coupante stérilisée et la pulpe immédiatement transportée dans un tube de culture à la gélatine et à la gélose. Au moment de la section, pour éviter l’introduction des germes venant de l’air, la dent était entourée d’ouate stérdisée. Les cultures au nombre de 10 furent mises à l’étuve, 7 restèrent stériles et 3 continrent des microbes. Dans ces trois derniers cas, il y eut 2 fois une colonie et 1 fois deux colonies.

Ceci donne la'preuve bactériologique qu’il peut exister des microorganismes dans des dents entièrement saines.

Evidemment il n’est pas prouvé que les individus, absolument sains d’apparence, à qui furent extraites les dents examinées, n’étaient pas en réalité atteints d’une maladie latente, ce qui expliquerait la présence des microbes dans les dents ; mais cette question, aussi bien que la nature des microbes trouvés, n’ont, dans le cas présent, aucune importance ; ce qui est intéressant, c’est qu’il peut y avoir des microbes dans la pulpe de dents saines, et que ces microbes parviennent vraisemblablement parvoie sanguine ; aussinous pouvonsexpliquercertaincs pulpiteset certaines périostites incompréhensibles auparavant,

[Nous avons publié en 1901 (Soc. de Stomatologie), sous le nom de grippe dentaire, deux cas de nécrose de la pulpe de dents saines chez des malades convalescents de grippe et, rapprochant ces faits des observations bien connues de gangrènedes extrémités au cours de la même maladie, nous avons conclu à une mortification pulpaire d’origine interne.

La thrombose des vaisseaux nous paraissait expliquer ces nécroses subites de la pulpe d’autant mieux que, dans la grippe, en dehors des causes banales efficientes de coagulation sanguine, il existe des prédispositions spéciales venant du très grand nombre de microbes spécifiques dans le sang et de l’état d’hyperacidité de ce dernier,

Hugenschmit et Capdepont ont également signalé de semblables mortifications pulpaires, l’une chez une malade atteinte de phlébite et l’autre chez un typhique convalescent. Nous nous croyons donc autorisés à admettre la possibilité de lésions de la pulpe d’origine interne].

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