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LACUNES ÉTENDUES

chimisme salivaire. Les glandules labiales en particulier sécréteraient une salive contenant en quantité notable des sulfocyanures alcalins qui auraient la propriété de dissoudre l’osséine des organes dentaires et de mettre ainsi à nu les éléments minéraux, formant avec eux un sulfocyanure.de calcium et des. phosphates de potasse et d’ammoniaque solubles. Michaëls, faisant couler par un tube capillaire une solution étuduede sulfocyanure sur une dent, aurait reproduit ainsi des abrasions.]

Gomme prophylaxie, on donnera le conseil au malade de se brosser les dents dans le sens vertical ; comme traitement on s’adressera tout d’abord'au nitrate d'argent qui calme les douleurs et qui rend la surface moins sensible à l’action des trypsines, en formant des chlorures et des albuminates d’argent dissemblables du cartilage dentaire et insolubles. Si la perte de substance est étendue, il faut l’obturer au moyen d’or, d’émail, d’amalgame ou deguttapercha. A l’encontre des autres auteurs, je trouve que ces lacunes sont peu sensibles à la perforation profonde, ce qui est remarquable, étant donné leur vive sensibilité à la pression la plus légère.

3 "Lacunes des surfaces labiales et buccales et des surfaces triturantes des dents.

On trouve, en plus des lacunes cunéiformes, des concavités polies en d’autres régions de l’émail. Leur ori-

f ine est peu connue et Baume les résume sous le titre 'usures de cause insuffisamment connue, qui comprend les i cas publiés par Walkhoff de lacunes labiales, ovalaires et cordiformes des dents de devant, ainsi que les usures étendues signalées par Baume sur toute la surface labiale de l’arcade dentaire.

Si ces lacunes se présentent au niveau de la surface triturante des molaires, Baume leur donne le nom de nécrose de l’ivoire. Le caractère commun de toutes ces lacunes est leur chronicité, la dureté et le poli de leur surface et leur pigmentation pouvant aller du jaune clair aü noir en passant par toutes les nuances.

Leur traitement ne diffère en rien de celui des hypoplasies ou des lacunes cunéiformes.

[J’ai eu l’occasion d’observer un cas fort remarquable d’abrasion totale de toutes les dents chez une jeune

PERTES DE SUBSTANCE

femme hystérique, présentant des troubles trophiques multiples : chute de cheveux, chute des ongles, ptose de tous les viscères, etc. Progressivement toutes ses dents s'atrophièrent, diminuant régulièrement de volume, absolument comme une dragée que l’on suce. L’usure des incisives marchant peut-être plus vite que celle des molaires, leur surface triturante ne sejoignait plus, ce qui prouve bien qu’il ne s’agissait point ici d’une lésion mécanique mais bien d’une usure de cause générale, d’un trouble dans la nutrition.]

4° Carie dentaire

La carie est la plus répandue de toutes les affections dentaires, et dans nos contrées il y a à peine 1 0/0 d’adultes dont la dentition n’ait jamais souffert. La carie se reconnaît à ce que, au lieu du tissu dentaire normal, on trouve, selon le degré, une coloration, un ramollissement ou une perte de substance.

Toutes les dents ne sont pas frappées de carie au même degré. Beaucoup d’auteurs, parmi lesquels Linderer, Ræse, Berten, Lippschitz, Port, etc., ont appelé l’attention sur la fréquence de la carie suivant les catégories de dents.

D’après Sclieff on rencontre pour 1.000 les chiffres suivants :

Fréquence de la carie Fréquence de la carie au maxillaire supérieur, au maxillaire infér r .

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