‹ Atlas manuel des maladies des dents et de la boucheChapitre 63 sur 99 · CIMENT · texte numérisé non relu

CIMENT

l'amalgame. Au niveau de la gencive les amalgames, sur- . tout ceux de cuivre, se décomposenttrès rapidement ; en cet endroit la gutta-percha convient mieux (fig. 139, a). Un très bon procédé consiste également à recouvrir le fond d’une cavité profonde d’une couche protectrice de gutta ou

Fig. 139.

de ciment et à finir l’obturation avec de l’or ou de l’amalgame (fig. 139 b). Dans ces cavités de grandes dimensions, cavités centro-approximajes par exemple, dans lesquelles on voudrait faire une aurification mais où la trop faible épaisseur des parois, ou toute autre raison, vient mettre obstacle on peut appliquer une quantité plus ou moins grande d’amalgame comme soubassement et terminer ensuiteavecdel’or (fig. 139 c). Certains opérateurs appliquent directement l’or sur l’amalgame frais, encore mou ; les premières couches s’amalgameraient, disent-ils, et l’on pourrait ensuite terminer comme une aurification pure. Je ne souhaite pas de voir cette méthode se généraliser, car si elle a pu donner de bons résultats entre les mains de praticiens habiles, il lui manque cependant une des conditions indispensables pour obtenir une bonne aurification, à savoir, une base solide. Il me semble bien préférable de laisser durcir l’amalgame pendant plusieurs jours; et de fouler l’or après-ce délai.

Obturation au ciment.

Il faut prendre les mêmes précautions que pouf l’amalgame en ce qui concerne la préparation de la cavité ; la

OBTURATIONS DENTAIRES

dentine cariée doit être soigneusement enlevée et la cavité complètement asséchée ; les points de rétention ne sont pas indispensables, et, en tout cas, il n’est pas nécessaire de les pratiquer aussi profondément que pour l’or et l’amalgame ; le ciment s’accole, en effet, fortement â l’ivoire, grâce à son pouvoir adhésif, aussi peut-on l’employer même dansdes cavités àparoistrès faibles, pour lesquelles il constitue le meilleur conservateur.

On se sert des mêmes instruments que pour l’amalgame, ou d’instruments analogues, principalement de ceux en forme de spatule ou à extrémité arrondie. Pour introduire facilement le ciment, il faut ajouter au liquide assez de poudre pour obtenir une masse pâteuse pouvant être malaxée avec les doigts comme l’amalgame. On divise cette masse en petites boulettes que l’on introduit sans tarder dans la cavité à cause de leur durcissement rapide. On finit ces obturations comme celles à l’amalgame et seulement après durcissement.

Obturations, à l’émail.

En cherchant une substance parfaite pour l’obturation dentaire, on est arrivé à employer l’émail, le verre, la porcelaine ou des matières analogues. Au point de vue de l’apparence extérieure, une bonne obturation à l'émail mérite bien d’être appelée idéale, aussi cette méthode trouve-t-elle sa véritable application au niveau des dents antérieures. Les partisans de ce procédé se partagent en deux camps, les uns se servant de préférence de morceaux d’émail préparés d’avance, les autres préférant en fondre un fragment dans la forme exacte de la cavité.

On obtient unebonne obturation entaillant un fragment de dent artificielle, à condition d’avoir bien soin que ce fragment ainsi obtenu s’adapte exactement à la cavité. En cas de cavités sensiblement arrondies, le mieux est, selon Sachs, de donner, au moyen d’une fraise appropriée, une forme exactement circulaire à la cavité et d’y coller, au moyen de ciment, une rondelle de porcelaine de même dimension; cet auteur taille lui-même ces rondelles dans son atelier, mais ceux qui n’ont pas l’expérience et la patience nécessaire, peuvent employer les baguettes d’émail préparées à cet effet par S. S. White. Dali a fait fabriquer

Page 1